UNE JOURNEE DES FEMMES, C’EST TOUJOURS INDISPENSABLE !

Je ne vous apprends rien, c’est aujourd’hui la journée internationale des femmes. C’est même le seul jour où les femmes, qui représentent pourtant plus de la moitié de la population en Belgique, font la une de l’actualité. Et d’année en année, on fait le même constat. Malgré des progrès indéniables, les inégalités subsistent. Dans le monde académique par exemple. Les jeunes filles ont beau être plus nombreuses que les jeunes hommes à faire des études universitaires, elles ont beau être plus nombreuses à les réussir, plus on monte dans la hiérarchie d’une université et moins les femmes sont nombreuses. Au sommet, c’est bien simple, il n’a y a pas une seule femme recteur ! C’est ce que montre une étude récente dirigée par Danièle Meulders, professeure d’économie à l’ULB. Le titre est éloquent : "Alma Mater, homo sapiens II". Danièle Meulders et son équipe suggèrent notamment à la Fédération Wallonie-Bruxelles de créer un master études genre, de financer des bourses réservées aux femmes, de soutenir des actions de monitoring en faveur des jeunes femmes, etc. 

Par ailleurs, dix organisations de femmes de mouvances différentes tirent la sonnette d’alarme. Elles s’interrogent sur l’impact qu’auront sur les femmes les mesures d’économie dont le gouvernement discute en ce moment, et elle demandent des chiffres à la ministre de l’égalité des chances, Joëlle Milquet. 

Ces organisations et bien d’autres ont répondu à l’appel du Conseil des femmes francophones et de son homologue néerlandophone. Elles étaient sur le pont ce midi, au propre comme au figuré. Au programme, des discours centrés sur la cause des femmes, sur les inégalités qui subsistent en Belgique et dans le monde et sur les menaces qui pèsent sur l’avenir de la condition féminine. La présidente du Conseil des femmes francophones, Viviane Teiltelbaum a participé à la dernière commission sur le statut de la femme à New York et elle condamne fermement l’attitude de l’Iran, de l’Egypte et du Vatican, notamment. Ces états, dit-elle, défendent un droit de la famille discriminatoire et s’opposent à toute référence au programme d’action de Pékin dans les textes. En 1995, la conférence de Pékin avait engrangé certaines avancées significatives qui sont remises en question aujourd’hui. La vigilance reste donc de rigueur ! Les conseils des femmes lancent un appel pressant aux responsables politiques pour qu’ils prennent les mesures qui s’imposent pour garantir les droits des femmes, tant sur le plan national qu’international. 

Je m’en voudrais de ne pas terminer sur une note positive. Au Nord comme au Sud, de Bruxelles à Dakar, beaucoup de jeunes se mobilisent et militent en faveur d’une société fondée sur l’égalité et la solidarité, et ils savent qu’elle ne se fera pas sans respecter les droits des femmes. C’est ce qui ressort des témoignages recueillis par le Monde selon les femmes, une ONG féministe spécialisée en genre et développement, qui a la volonté de sortir du cliché selon lequel tout est acquis au Nord et tout reste à faire au Sud. 

Bref, une fois de plus, la journée internationale des femmes a été l’occasion de donner la parole aux organisations féministes et de montrer le travail de fonds qu’elles effectuent pour défendre la cause des femmes. Dommage que les médias ne le mettent pas en exergue plus souvent !

 

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