Il y a eu progrès, certes...mais vigilance et mobilisation restent de mise !

Une tendance au progrès

Il y a 20 ans, 37 pays appliquaient activement la peine de mort. Ils n’étaient plus que 25 en 2004, et 22 en 2013. Seuls neuf pays dans le monde ont procédé à des exécutions tous les ans ces cinq dernières années.

La tendance sur le long terme est claire – la peine de mort est en passe de devenir un châtiment du passé. Nous exhortons tous les gouvernements qui continuent de tuer au nom de la justice à instaurer immédiatement un moratoire sur la peine capitale en vue de son abolition ».

Salil Shetty

Notons toutefois : {{}}

  JAPON. DES CONDAMNÉS ONT ÉTÉ EXÉCUTÉS EN SECRET TANDIS QUE LES AUTORITÉS FONT FI DES APPELS À LA RÉFORME

L’exécution de deux hommes au Japon vendredi 29 août va à l’encontre des appels de plus en plus nombreux en faveur de l’abolition de la peine capitale dans ce pays, a déclaré Amnesty International.
Mitsuhiro Kobayashi, 56 ans, et Tsutomu Takamizawa, 59 ans, ont été pendus tôt le matin du 29 août. Mitsuhiro Kobayashi a été exécuté au centre de détention de Sendai et Tsutomu Takamizawa au centre de détention de Tokyo. Ils avaient tous deux été déclarés coupables de meurtre.
« Il est effrayant que les autorités japonaises continuent à envoyer des condamnés au gibet en dépit des graves questions soulevées par le recours à la peine de mort dans le pays », a déclaré Hiroka Shoji, spécialiste de l’Asie de l’Est à Amnesty International.
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 GAZA. LE HAMAS DOIT METTRE FIN AUX EXÉCUTIONS SOMMAIRES, LES « INFORMATEURS » RISQUANT D’ÊTRE PASSÉS PAR LES ARMES

Le Hamas doit mettre fin à sa campagne d’exécutions sommaires de collaborateurs présumés, a déclaré Amnesty International vendredi 22 août après qu’au moins 18 nouveaux Palestiniens ont été passés par les armes pour avoir semble-t-il fourni des informations à Israël.
Cela porte le nombre de soi-disant informateurs exécutés ces derniers jours à 21, dont plusieurs personnes arrêtées jeudi 21 août en relation avec l’homicide de trois commandants du Hamas par les forces israéliennes.
« Ces exécutions en rafale attribuées au Hamas sont d’autant plus choquantes que les victimes ont été condamnées à mort à l’issue de procès qui, lorsqu’ils ont eu lieu, étaient sommaires et contraires aux normes d’équité les plus élémentaires », a déclaré Anne Fitzgerald, directrice de l’unité Recherche et réaction aux crises d’Amnesty International.
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 ARABIE SAOUDITE. LA DÉCAPITATION PROGRAMMÉE PAR LES AUTORITÉS REFLÈTE LEUR MÉPRIS TOTAL POUR LES DROITS HUMAINS

La forte augmentation actuelle du nombre d’exécutions en Arabie saoudite se confirme avec une nouvelle décapitation prévue pour lundi 25 août, a déclaré Amnesty International vendredi 22 août.
Cette peine, à laquelle Hajras al Qurey a été condamné, sera la 23e exécution enregistrée au cours des trois dernières semaines - bien qu’il soit possible que d’autres aient lieu samedi 23 ou dimanche 24 août. Il y a quelques jours, Amnesty International a exhorté le royaume à suspendre toutes les exécutions après que quatre membres d’une même famille ont été décapités pour avoir « reçu des stupéfiants ».
« Le fait d’exécuter des personnes pour des infractions mineures et sur la base d’“aveux” arrachés sous la torture est devenu honteusement commun en Arabie saoudite. Le mépris total des autorités saoudiennes pour les droits fondamentaux est absolument choquant », a déclaré Said Boumedouha, directeur adjoint du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.
« L’application de la peine de mort en Arabie saoudite est si éloignée de quelconques paramètres juridiques que cela défie presque l’entendement. »
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 UKRAINE. LES FORCES SÉPARATISTES AURAIENT MENACÉ DE PROCÉDER À UN GRAND NOMBRE D’« EXÉCUTIONS »

Le groupe armé baptisé « République populaire de Donetsk » ne doit pas procéder à des « exécutions », et ne doit pas appliquer la menace qu’il aurait faite de tuer les prisonniers condamnés à la détention à perpétuité, a déclaré Amnesty International vendredi 22 août.
Le 22 août, le Conseil de sécurité nationale et de défense de l’Ukraine a annoncé que les combattants du groupe avaient pris le contrôle d’un établissement pénitentiaire à Donetsk et menacé de tuer tous les prisonniers condamnés à la perpétuité, contraignant les autres à rejoindre leurs rangs.
« Tuer des prisonniers est strictement interdit aux termes des Conventions de Genève, auxquels tous les belligérants doivent adhérer en période de conflit », a déclaré Denis Krivosheev, directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.
« Si elle est confirmée, cette menace montrera à quel point la situation anarchique échappe à tout contrôle dans l’est de l’Ukraine. »
La République populaire de Donetsk a adopté ce qu’elle appelle un Code pénal le 17 août ; il prévoit la « peine de mort » pour divers crimes, dont la trahison, le pillage et l’espionnage.

 ARABIE SAOUDITE. RECRUDESCENCE DES EXÉCUTIONS : QUATRE MEMBRES D’UNE FAMILLE ONT ÉTÉ EXÉCUTÉS POUR POSSESSION DE HASCHICH
Les autorités saoudiennes doivent mettre fin à toutes les exécutions, a déclaré Amnesty International en apprenant que quatre membres d’une même famille avaient été mis à mort lundi 18 août, dans un contexte de recrudescence « inquiétante » du recours à la peine de mort dans le pays.
Deux frères et deux de leurs cousins, frères eux aussi, ont été exécutés ce matin dans la ville de Najran, dans le sud-est du pays, après avoir été reconnus coupables d’avoir « reçu de grandes quantités de haschich », semble-t-il sur la base d’« aveux » extorqués sous la torture.
Cela porte le nombre d’exécutions en Arabie saoudite au cours des deux dernières semaines à 17 – c’est-à-dire plus d’une par jour.
« La brusque augmentation du nombre d’exécutions en Arabie saoudite témoigne d’une dégradation inquiétante de la situation. Les autorités doivent agir sans délai pour mettre un terme à cette pratique cruelle », a déclaré Said Boumedouha, directeur adjoint du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.
« La peine de mort est toujours néfaste et, aux termes du droit international, il est interdit d’y recourir en cas de crimes n’ayant pas provoqué la mort d’autrui et lorsque les preuves utilisées pour condamner l’accusé se fondent sur des « aveux » extorqués sous la torture. »
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 ÉTATS-UNIS. ENCORE UNE EXÉCUTION « MANQUÉE ». L’ABOLITION RESTE LA SEULE SOLUTION

L’exécution prolongée d’un prisonnier en Arizona mercredi 23 juillet doit inciter, une nouvelle fois, les autorités américaines à abolir la peine de mort, a déclaré Amnesty International.
« Combien de fois faudra-t-il rappeler aux agents de l’État que l’« ’exécution sans cruauté » est un mythe avant qu’ils ne renoncent définitivement à leurs diverses expérimentations en matière d’exécution judiciaire ? », a demandé Rob Freer, chercheur d’Amnesty International sur les États-Unis.
Cette année, au moins trois exécutions ne se sont pas déroulées comme prévu aux États-Unis.
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 SINGAPOUR. LA REPRISE DES EXÉCUTIONS EST UN BOND EN ARRIÈRE

Pour la première fois depuis 2011 des exécutions ont eu lieu à Singapour, ce qui représente un retour en arrière pour ce pays, ont déclaré vendredi 18 juillet 2014 Amnesty International et le Réseau asiatique contre la peine de mort (ADPAN).
Tang Hai Liang, 36 ans, et Foong Chee Peng, 48 ans, ont été exécutés ce jour dans le complexe pénitentiaire de Changi, à Singapour. En janvier et avril 2011, respectivement, ils avaient été condamnés à mort, seule peine prévue aux termes de la Loi relative à l’usage illicite de stupéfiants pour les infractions dont ils avaient été déclarés coupables.
« L’exécution par pendaison de Tang Hai Liang et Foong Chee Peng constitue un véritable bond en arrière pour les droits humains à Singapour », a déclaré Hazel Galang-Folli, chercheuse d’Amnesty International sur Singapour.
« Ce tournant à 180° est extrêmement décevant, car les autorités sont revenues sur le moratoire et n’ont pas profité du fait qu’aucune exécution n’avait eu lieu pendant les deux dernières années pour adopter d’autres réformes. »

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et donc, restons mobilisés ... et actualisons nos "outils"

INVITATION À UNE FORMATION « PEINE DE MORT » À LIÈGE

Vos voisins, votre famille, vos amis le savent : vous êtes membre d’Amnesty, et vous luttez contre la peine de mort.
Bien sûr vous signez des pétitions en ligne : vous écrivez même des lettres à des gouverneurs d’état aux Etats-Unis, au premier ministre japonais, ou au Président soudanais. Vous n’avez pas peur d’interpeller les plus hauts responsables politiques de la planète lorsqu’ils se préparent à exécuter des condamnés à mort.
Mais là où vous êtes moins à l’aise, c’est quand votre cousin vous interpelle à la fin d’un repas de famille, affirmant que si on réintroduisait la peine capitale, les vols de voiture diminueraient ; ou encore, lorsque vous êtes sur un marché, en train de faire signer une pétition, et que surgit devant vous l’emm… de service qui va vous pourrir votre après-midi, en vous rappelant les horreurs commises par de fameux pédophiles, qui auraient sans doute épargné leurs petites victimes si la menace de la chaise électrique avait pesé sur leur tête.

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Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse