La peine de mort en 2012 : en dépit de revers, le monde poursuit sa route vers l’abolition

Quelques extraits du rapport publié ce 10/04/2013 :

« … Toute vie humaine est précieuse […] ce n’est pas qu’une question de système judiciaire, que nous voulons fondé sur la proportionnalité et la réparation ; il s’agit aussi de savoir quelle société nous voulons construire – une société qui accorde de la valeur à chaque personne, et qui n’abandonne pas ses citoyens. »
Laurence Lien, Premier ministre de Singapour, novembre 2012

Les partisans de la peine capitale avancent un certain nombre d’arguments en faveur de son maintien, notamment le fait qu’elle est indispensable à l’efficacité du système judiciaire. Ces arguments ne résistent toutefois pas à un examen approfondi.
L’un des arguments souvent cités est l’effet dissuasif de la peine de mort sur les crimes graves. En réalité, il n’a jamais été prouvé que la peine de mort ait un effet plus dissuasif que les peines d’emprisonnement.

En avril, Charles M. Harris, juge chevronné de Floride, a déclaré : « Si la peine de mort n’est pas dissuasive – or elle ne l’est pas – et si elle n’améliore pas notre sécurité – or elle ne l’améliore pas –, alors elle n’est qu’une coûteuse vengeance. »

De nombreux gouvernements non abolitionnistes affirment également que la peine de mort doit être maintenue car le grand public y est favorable. Les gouvernements ont la responsabilité de fournir à la population des informations objectives sur les questions relatives aux droits humains, dont la peine capitale. Cependant, au final, l’objectif du cadre national et international de protection des droits humains doit être de protéger les droits de chacun, même si cela va parfois à l’encontre de l’opinion majoritaire.

« Ma position sur le bien-fondé de la peine capitale dans notre système judiciaire a évolué au fil du temps. Quand j’étais jeune, j’étais favorable à la peine de mort. Puis, pendant des années, en tant que procureur, j’ai poursuivi en justice de dangereux criminels, dont des assassins. Dans les salles d’audience des tribunaux, j’ai d’abord découvert que notre système judiciaire était très imparfait. C’est un bon système fondé sur les plus grands idéaux de notre société démocratique mais, comme la plupart des expériences humaines, il est soumis à la faillibilité de ceux qui y participent. J’ai vu des accusés mal défendus par leur avocat. J’en ai vu d’autres accusés à tort ou pris par erreur pour quelqu’un d’autre. J’ai vu de la discrimination. En observant tout cela, je suis arrivé à la conclusion que se débarrasser de la peine de mort était le seul moyen de garantir qu’elle ne soit pas appliquée de façon injuste. »
Dannel P. Malloy, gouverneur du Connecticut, dans sa déclaration suivant sa ratification de la loi d’abrogation, 25 avril 2012

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Une émission sur le sujet ce 10/04/2013 : le forum de midi "Sera-t-on un jour débarrassé de la peine de mort ?"

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