Les combats et les résultats d’Amnesty Belgique en 2016 !

Si 2016 n’a pas été une année particulièrement faste en ce qui concerne les droits humains, des rayons de lumière ont filtré ici et là, nous permettant de garder espoir et nous donnant envie de continuer à nous mobiliser en 2017

Des actions « choc » et efficaces

Il faut d’abord se féliciter du récent succès du « Marathon des lettres », qui a eu lieu le 10 décembre, Journée internationale des droits humains. A cette occasion, quelque trente-six villes, communes et universités de Bruxelles et de Wallonie se sont mobilisées pour plusieurs individus en danger, permettant à l’opération de recueillir plus de 3 700 lettres et dessins d’enfants.

Une belle performance qui en rappelle une autre, réalisée suite à l’appel d’une trentaine d’ONG, de syndicats et de la société civile. En solidarité avec la population syrienne, et celle d’Alep en particulier, vous avez été près de 30 000 à signer notre pétition #jesuishumain et pas moins de 10 000 à étendre partout en Belgique des « cimetières sous la lune » le 20 décembre pour montrer votre indignation et manifester votre soutien.

Nous n’oublierons pas non plus Le Bienvenu, distribué massivement en Wallonie et à Bruxelles le 28 avril par de nombreuses associations, syndicats et mutuelles. Ce numéro unique d’un “journal populaire de solidarité”, qui démonte les préjugés et les mensonges liés à l’accueil des réfugiés, a eu l’effet escompté : celui d’un coup de poing.

Toujours dans l’optique de voir au-delà des stéréotypes négatifs, nous avons lancé le 20 juin, Journée mondiale des réfugiés, une vidéo réalisée à Bruxelles mettant face à face, yeux dans les yeux, d’un côté des réfugiés ou demandeurs d’asile venus notamment de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan et de l’autre des Belges et d’autres citoyens européens. Les résultats furent stupéfiants…

Si la problématique de la gestion de l’accueil des réfugiés et des migrants a mobilisé beaucoup de nos efforts, nous avons été présents sur une foule d’autres thématiques, comme la torture, avec une mémorable « randonnée » à vélo contre la torture à l’occasion de la Journée internationale contre la torture, ou la peine de mort, lorsque des jeunes militants d’Amnesty ont tendu entre les ambassades d’Iran et d’Arabie saoudite une corde symbolisant la peine capitale pour dénoncer le recours aux exécutions dans les deux pays.

Nous n’avons pas non plus oublié de dénoncer les atteintes aux droits humains commises par les entreprises, en ciblant notamment les grandes marques électroniques qui ne contrôlent pas suffisamment la provenance du cobalt qu’elles utilisent et dont l’extraction implique notamment le travail d’enfants dans des conditions dangereuses et difficiles.

Enfin, comment ne pas évoquer le projet photographique Droits dans les yeux, qui met à l’honneur les droits humains, ceux qui les défendent et ceux qui voient les leurs bafoués ? Initié par un concours qui a vu émerger de jeunes talents, il s’est poursuivi et se poursuit avec une exposition itinérante, qui remporte un franc succès partout à Bruxelles et en Wallonie... et qui tracera sa route jusqu’en décembre 2017.

De nombreuses actions ont été menées et les militants ne se sont pas ménagés pour que les droits humains soient respectés, en Belgique et dans le monde. Pour s’en convaincre, il suffit de remonter le chronologiquement le mur de notre page Facebook ou de consulter notre site. Mais ce ne fut pas le seul moyen de militer pour les droits fondamentaux. Il y a les pétitions aussi...

Vos signatures ont un impact

Au cours de cette année, des centaines de milliers de signatures ont été récoltées en Belgique.

Grâce à vous, nous avons pu faire pression sur les autorités de plusieurs pays violant d’une façon ou d’une autre les droits fondamentaux, leur montrant ainsi que les militants d’Amnesty veillent et ne détournent pas le regard, ne serait-ce qu’une minute.

En 2016, des portes de l’ambassade d’Iran ou du Burundi aux rencontres avec des représentants des autorités américaines, brésiliennes ou australiennes, en passant par les boîtes aux lettres officielles d’Arabie saoudite, d’Égypte, de République démocratique du Congo, d’Israël, de Chine ou du Mexique et sous les lambris des cabinets ministériels belges (dont celui du Premier ministre), nous avons porté votre voix.

Comme le rappelle Fred Bauma, libéré en août dernier de sa prison à Kinshasa, signer une pétition « n’est pas une minute perdue, c’est une minute qui vaut la peine et qui contribue à sauver une personne d’une situation difficile. » La preuve avec toutes ces bonnes nouvelles qui ont ponctué l’année qui s’achève.

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