Amaya Coppens est libre : Merci ! Par Philippe Hensmans, directeur général de la section belge francophone d’Amnesty International

Enfin Libérée

Je tiens à vous remercier chaleureusement pour votre soutien et votre action qui ont permis hier la libération d’Amaya Coppens et de nombreux leaders de la contestation au Nicaragua.

L’activité inaltérable de la famille d’Amaya, conjuguée à l’action de nos militants, de vous !, de nos groupes locaux, a conduit le régime a plier et à libérer la plupart des personnes emprisonnées injustement.

Plus de 29.000 signatures collectées (près de 40 000 avec celles de nos collègues flamands) sur notre pétition avaient été remises il y a quelques semaines à l’ambassade du Nicaragua à Bruxelles.

Des institutions prestigieuses comme l’UCLouvain s’étaient associées à l’action de nos groupes locaux.

Toutes ces actions ont eu un effet d’entraînement, et des institutions intergouvernementales (comme l’Organisations des États Américains) ont fait pression sur M. Ortega.

Amaya est donc libre, grâce à vous !

Il reste encore du chemin (notamment la levée de toutes les inculpations), mais Amaya est aujourd’hui parmi sa famille, hors de la cellule sordide où elle était détenue.

Mais que s’est-il passé au Nicaragua ?

En avril 2018, de violentes manifestations ont eu lieu au sujet de la réforme de la sécurité sociale au Nicaragua. Les étudiants sont descendus dans les rues. Même si la réforme a été annulée par le président Daniel Ortega le 22 avril 2018, une répression sans pitié visant à faire taire les opposants a continué.

Plusieurs leaders étudiants et activistes ont été arrêtés, parmi lesquels Amaya Eva Coppens (24), d’origine belgo-nicaraguayenne. Cette étudiante en médecine a été accusée, entre autres, de "terrorisme", "incendie criminel", "attaques" et "détention illégale d’armes". Ces allégations émanaient de la police, qui avait arrêté Amaya et ses compagnons sans mandat d’arrêt. Le gouvernement nicaraguayen n’a pas respecté leur droit à se réunir pacifiquement. Amnesty International a décidé d’intervenir.

Pourquoi votre soutien a fait la différence pour Amaya et ses amis ?

Amaya Coppens manifestation Bruxelles

  • L’équipe de recherche d’Amnesty International a enquêté sur les violations spécifiques des droits des étudiants nicaraguayens et a rapidement informé le monde extérieur. Nos reportages et messages sur la situation au Nicaragua ont été fréquemment repris par les médias.
  • Près de 40 000 Belges ont réagi à l’injustice subie par Amaya et ont signé notre pétition pour que justice soit rendue à Amaya et ses compagnons. Ces signatures ont été transmise au président Ortega.
  • Le 8 octobre près de 200 personnes étaient devant l’ambassade du Nicaragua à Bruxelles avec un message fort et clair : Justice pour Amaya !
  • Nos groupes locaux, nos sympathisant-es, les universités, les associations d’étudiants, de nombreux élèves d’écoles primaires et secondaires ont soutenu nos appels et ont fait en sorte que son cas ne tombent pas dans l’oublie.

Comme nous le répétons souvent : vous avez plus de pouvoir que vous ne le pensez !

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