Les femmes au coeur des révolutions

Les révoltes dans les régions d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient sont différentes d’un pays à l’autre. Toutefois, une chose est sûre, même si on ne le voit pas toujours à la télévision ou sur internet : les femmes y jouent un rôle clé. Que ce soit en Égypte, au Bahreïn ou en Syrie, les femmes ont été au cœur des protestations dès le début de l’année 2011. Beaucoup d’entre elles continuent aujourd’hui à se mobiliser pour le changement. Des groupes de femmes, aux côtés des hommes parfois, appellent leurs autorités à mettre fin aux injustices dont elles sont victimes, dans tous les domaines de la vie publique, politique et à la maison.

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TUNISIE
1er jour de révolution : le 14 janvier 2011
Depuis la chute du président Ben Ali, les Tunisiennes cherchent à se faire une place au sein de la politique. Malgré leur intense participation aux manifestations, il semble que leur intégration au pouvoir ne soit pas la priorité des décideurs. Plus sur ce pays

LIBYE
1er jour de révolution : le 17 février 2011
La révolution libyenne s’est rapidement transformée en conflit armé, ce qui a rendu la participation des femmes moins visible. Pourtant, nombre d’entre elles ont participé aux manifestations, préparé des vivres pour les combattants, ou encore aidé à acheminer l’aide humanitaire dans les zones de conflits. Beaucoup ont été arrêtées, détenues dans des lieux secrets, et ont subi de mauvais traitements. Plus sur ce pays

YÉMEN
1er jour de révolution : le 3 février 2011
Le 7 octobre 2011, la militante Tawakul Karman reçoit le Prix Nobel de la paix. Cette attribution souligne le rôle central joué par les femmes dans les soulèvements au Yémen. Plus sur ce pays

ÉGYPTE
1er jour de révolution : le 25 janvier 2011
En 2011, le rôle des femmes égyptiennes a été essentiel durant les révoltes qui ont mené à la chute du président Hosni Moubarak. Les forces armées ont régulièrement employé la violence à leur encontre. Certaines d’entre elles ont été soumises à des décharges électriques, déshabillées puis piétinées, rouées de coups, photographiées nues ou encore menacées d’agressions sexuelles. Témoignage  : «  Il y a un problème... et il faut s’en occuper maintenant, parce que si nous ne le faisons pas, la nouvelle phase dans laquelle nous entrons n’associera pas les femmes à la vie publique, à la société, à la politique, et leur place reculera si nous ne la défendons pas pour elles. » Plus sur ce pays

BAHREÏN
1er jour de révolution : le 14 février 2011
Au Bahreïn, des milliers de militantes ont organisé des marches de femmes et se sont jointes aux hommes pour d’autres manifestations, en février et en mars 2011. Des dizaines d’entre elles ont été arrêtées et maltraitées simplement pour avoir exercé leurs droits à la liberté de réunion et d’expression de manière pacifique (par des chants ou des récitations de poèmes par exemple).
Témoignage  : «  En avril, mes peurs se sont concrétisées quand j’ai été enlevée de ma maison par plus de 30 hommes masqués et armés de fusils, sous les yeux de mon fils que je devais laisser seul. J’ai été maltraitée physiquement et émotionnellement, alors que mes yeux étaient bandés et que j’étais menottée. Ils m’ont battue avec leurs mains et leurs jambes, avec un tuyau, et m’ont donné des chocs électriques. Ils ont menacé de me violer. Ils ont menacé de me tuer pour que je confesse de fausses accusations. J’ai été harcelée sexuellement et humiliée… Puis l’horreur de la justice militaire a commencé. » Plus sur ce pays

SYRIE
1er jour de révolution : le 18 mars 2011
Un certain nombre de femmes activistes ont joué un rôle central dans l’organisation des manifestations de masse qui ont débuté en Syrie en mars 2011. Leur présence au coeur des débats sur les réseaux sociaux, notamment, en témoigne.
Témoignage : Razan Zaitouneh, avocate et journaliste, a contribué de façon extra ordinaire à la défense des droits humains en Syrie ces dix dernières années, et plus particulièrement lors du mouvement antigouvernemental de 2011. Elle vit aujourd’hui cachée. Alors qu’elle venait de recevoir un prestigieux prix des droits humains, elle déclarait ceci : « Le plus beau, dans la révolution syrienne, c’est l’entrain du peuple syrien, qui transforme les manifestations en festivals de chants, de danses et de clameurs à la liberté, malgré les balles, les arrestations et les chars d’assaut. Cette détermination et cet espoir ne peuvent que nous motiver pour poursuivre notre lutte pour la liberté. ». Plus sur ce pays

IRAN
En Iran, les discriminations que connaissent les femmes face aux hommes sont inscrites dans les lois. Face à cela, beaucoup de femmes iraniennes militent pour plus d’égalité et pour la défense de leurs droits.
Témoignage  : Nasrin Sotoudeh est avocate des droits humains en Iran. Elle est aujourd’hui en prison pour une durée de 7 ans pour, entre autres, avoir « agi contre la sécurité nationale ». Elle est aussi accusée de « propagande contre le système », ce qu’elle nie. Les accusations contre Nasrin Sotoudeh découlent uniquement de son travail d’avocate des droits humains. Elle écrit : « En prison, toute personne pense à sa libération. Ma liberté m’est évidemment très chère. Pourtant, la justice, toujours négligée [en Iran], est la plus essentielle… Les peines de plusieurs centaines d’années de prison prononcées contre mes clients et bien d’autres Iraniens en quête de liberté, à cause de crimes qu’ils n’ont pas commis, me sont plus importantes. Que j’aie ou non une licence d’avocate, je continuerai de m’opposer sans relâche à ces condamnations injustes. » (LEMONDE.FR, 12/12/11). Plus sur ce pays

ARABIE SAOUDITE
Les révoltes au sein de nombreux pays du Moyen-Orient ont donné lieu à une augmentation de la mobilisation des femmes en Arabie Saoudite. Plus sur ce pays

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