PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINÉE - UNE POTION VÉNÉNEUSE

« SI UNE FEMME EST ACCUSÉE DE SORCELLERIE, ILS PEUVENT LUI FAIRE CE QU’ILS VEULENT, PERSONNE NE LES EN EMPÊCHERA. »

(TÉMOIGNAGE D’UNE FEMME RECUEILLI PAR AMNESTY EN MARS 2013
À GOROKA, PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINÉE.)

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Des habitants de son village ont accusé Rasta de sorcellerie après la mort d’un jeune homme en 2003. Armés de haches et de couteaux, des villageois l’ont attaquée pendant la cérémonie funéraire et lui ont tranché la main.

Le décès d’un jeune garçon a été à l’origine de l’agression de Kepari Leniata,
20 ans. En février 2013, dans la ville de Mount Hagen, (centre de la
Papouasie-Nouvelle-Guinée), des proches du garçon ont déshabillé, ligoté,
aspergé d’essence et brûlé vive la jeune femme accusée d’être une sorcière et d’avoir causé sa mort.

Si cet assassinat a suscité des réactions horrifiées dans le monde entier, ce
type de violences est monnaie courante en Papouasie-Nouvelle-Guinée, où la
sorcellerie est prohibée et où les attaques de citoyens sur de prétendues sorcières se succèdent à une fréquence alarmante.

En réalité, les accusations de sorcellerie ne sont souvent que des prétextes
pour agresser des femmes. Comme le montrent avec une grande sensibilité les photos prises par Vlad Sokhin, sélectionné pour l’édition 2013 des Media Awards d’Amnesty, la situation constitue une mixture vénéneuse de violence ordinaire envers des femmes et des filles, et d’incapacité ou de mauvaise volonté des autorités.

  1. Une étude de l’Institut mélanésien a établi que LES FEMMES COURAIENT SIX FOIS PLUS DE RISQUES D’ÊTRE ACCUSÉES DE SORCELLERIE QUE LES HOMMES.
  2. UNE ÉTUDE DE 1993 A ÉTABLI QUE 55 % DES FEMMES DE PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINÉE AVAIENT ÉTÉ VIOLÉES.
  3. LES VIOLENCES CONJUGALES TOUCHENT PLUS DES DEUX TIERS DES FEMMES DE PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINÉE.
Découvrez d’autres oeuvres de Vlad Sokhin en cliquant ici. Lisez le billet de Vlad daté du 1er mai sur livewire.amnesty.org.
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