Réfugiés

L’humanité en crise

65,3 millions de déplacés et de réfugiés dans le monde, selon le HCR. Face à cette détresse, les gouvernements fuient leurs responsabilités. Nous nous mobilisons pour les leur rappeler.

Amnesty ne se lasse pas de le répéter aux gouvernements : il faut agir. Les États doivent donner la possibilité aux personnes réfugiées et en quête d’asile d’emprunter des itinéraires sûrs et légaux pour trouver refuge sans risquer leur vie. Ils doivent également partager la responsabilité financière de leur accueil, afin qu’elle ne repose pas uniquement sur un nombre restreint de pays.

Dans ce contexte, des chercheurs d’Amnesty se rendent régulièrement sur le terrain, en Turquie, en Grèce, en Hongrie et dans le reste du monde. Leur mission : rassembler des preuves en vue d’informer le public et d’accentuer la pression sur les États afin qu’ils prennent leurs responsabilités.

La lutte se fait également sur le terrain belge. Depuis le début de l’année, plusieurs actions ont ainsi été entreprises.

JANVIER : RENCONTRE AVEC THÉO FRANCKEN, SECRÉTAIRE D’ÉTAT À L’ASILE ET À LA MIGRATION

Dans le cadre de l’accord signé en novembre avec la Turquie (Plan d’action), l’Union européenne a entériné l’aide de trois milliards d’euros destinée à améliorer la situation humanitaire des réfugiés et demandeurs d’asile dans le pays, tandis que l’État turc s’est engagé à renforcer les mesures visant à freiner le flux migratoire vers l’Europe.

Pourtant, comme le révèle un rapport d’Amnesty, les autorités turques ont déjà arrêté depuis septembre de nombreux réfugiés et demandeurs d’asile et les ont conduits dans des centres isolés, où ils sont détenus au secret et subissent de mauvais traitements. C’est afin de lui faire part de cette situation que nous avons rencontré Théo Francken. Des points concernant directement la Belgique ont également été abordés, notamment la lenteur des processus de relocalisation et de réinstallation, et ce, malgré les engagements pris en la matière. Nous avons par ailleurs rappelé l’importance de communiquer de façon juste, en évitant tout amalgame entre migrants et délinquants

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Des chercheurs d’Amnesty se rendent sur le terrain afin de collecter des preuves en vue d’informer le public et d’accentuer la pression sur les État

FÉVRIER : « SAFE PASSAGE NOW »

Le 27 février, des citoyens dans plus de 20 pays d’Europe se sont mobilisés pour réclamer des gouvernements et des institutions européennes qu’ils garantissent les droits fondamentaux de toute personne cherchant protection dans nos pays. À Bruxelles, nous étions plus de 3 000 pour demander l’établissement de voies sûres et légales.

MARS : LE MOIS DE TOUS LES DANGERS

Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, Amnesty lance un site et une vidéo dénonçant les violences dont sont victimes les femmes et filles migrantes sur le chemin de l’exil. Exploitées, harcelées par des passeurs, des gardes-frontières, des policiers ou encore des réfugiés, nous exigeons que des mesures particulières soient mises en place pour les protéger.

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Le 18 mars, les autorités européennes ont adopté avec la Turquie un accord réduisant les réfugiés

Le même mois, les États européens nourrissent le projet de faire de la Turquie un « pays sûr » pour les réfugiés afin de pouvoir les y renvoyer depuis la Grèce. Une mobilisation s’organise en Belgique et en Europe avec pour message : #StopTheDeal. Dans ce cadre, une rencontre a lieu avec des membres du cabinet du Premier ministre et du Secrétaire d’État à l’Asile et la migration pour leur remettre les 23 000 signatures de la pétition demandant à nos dirigeants d’assurer des voies sûres et légales aux réfugiés et de rejeter l’accord proposé Le 18 mars, les chefs d’État européens se rencontrent à Bruxelles à l’occasion d’un Sommet dont l’issue sera décisive.
Nous sommes là aussi… avec 28 gilets de sauvetage et un écran géant affichant un message clair : « Don’t trade refugees » (« ne marchandez pas les réfugiés »). Ce jour-là, les autorités européennes se couvrent de
honte en adoptant un accord déshumanisant et réduisant les réfugiés syriens à de simples marchandises.

Depuis l’année dernière, Amnesty ne cesse de dénoncer l’attitude inhumaine des dirigeants européens dans la gestion de cette crise. Ils tentent de maintenir des personnes en quête de protection hors de leurs frontières en érigeant des murs et en déchargeant leurs responsabilités sur des pays tiers, fussent-ils peu respectueux des droits des réfugiés et demandeurs d’asile. Comme la Turquie, pour qui le respect des droits fondamentaux des réfugiés est loin d’être une priorité. Ainsi, quelques jours à peine après l’accord, des Afghans, après avoir été incarcérés et sans avoir pu bénéficier d’une procédure d’asile, étaient renvoyés de force dans leur pays.

AVRIL : LE BIENVENU EST PARMI NOUS

Le 28 avril, un « journal populaire de solidarité », fruit de l’initiative d’Amnesty et de diverses associations, de syndicats et d’une mutuelle est distribué à 100 000 exemplaires dans les principales gares de Bruxelles et de Wallonie. Ce numéro unique a pour but de démonter les préjugés liés à l’accueil des réfugiés et de rappeler le rôle déterminant de la presse dans la construction de l’opinion de la population sur les réfugiés.

JUIN : 4’ YEUX DANS LES YEUX

Selon le psychologue Arthur Aron, un contact visuel ininterrompu de quatre minutes accroît l’intimité et rapproche les personnes. C’est ce que nous voulons vérifier. À l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, nous lançons un appel aux citoyens belges ou européens et aux demandeurs d’asile ou réfugiés se trouvant en Belgique. Trente-deux personnes se retrouvent au cœur d’une expérience qui se révèle bouleversante et empreinte d’humanité.

JUILLET — AOÛT

L’été, c’est le moment des festivals… et nous y étions ! Plus de 2 500 signatures demandant l’établissement de voies sûres et légales ont été récoltées à cette occasion.

Nous étions également présents au concert de Joan Baez, Ambassadrice de conscience pour Amnesty. Artiste des plus engagées, elle n’a pas hésité à signer notre pétition.

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