Les SUPERHÉROS n’existent pas : la thématique de la campagne

Malheureusement, les superhéros n’existent pas ! C’est pourquoi il est important que des millions de gens “ordinaires” s’unissent pour réaliser des changements extraordinaires : mettre la lumière sur les violations des droits humains dans le monde, sortant ainsi les victimes de l’ombre.

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@ Agence Air

Les droits fondamentaux de milliers de personnes sont violés chaque jour, très souvent à l’abri des regards. Depuis plus de 50 ans, la mission d’Amnesty International est de prévenir et de faire cesser ces violations.
Objectif : parvenir à un monde dans lequel toute personne jouit de l’ensemble des droits inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et autres textes internationaux. Cette ambitieuse mission nécessite que chaque violation des droits humains soit mise en lumière. En effet, comment la faire cesser si l’on n’en connaît même pas l’existence ?

« Je dois à Amnesty International d’être en vie, et maintenant je consacre cette vie à militer contre la peine de mort et à sensibiliser l’opinion publique aux droits humains. » Hafez Ibrahim, ancien condamné à mort yéménite qui a bénéficié d’un sursis en 2007 à la suite du lancement en sa faveur d’une Action urgente. Il a par la suite été gracié et libéré et a commencé à étudier le droit à l’Université de Sanaa.




« Les mots ne peuvent exprimer ma gratitude pour le soutien que m’a apporté Amnesty International. Je veux remercier tous les membres et employés d’Amnesty International qui ont mis en lumière mon calvaire pendant toutes ces années. » Jamal al Hajji, prisonnier d’opinion libyen détracteur du colonel Mouammar Kadhafi, libéré le 24 août 2011.


« Chers membres d’Amnesty International, un immense merci pour votre soutien et votre participation active dans le cadre de notre affaire, et de celles de tant d’autres prisonniers d’opinion. Lorsque vous êtes en détention, la seule chose au monde qui vous reste à l’esprit, c’est de savoir que des gens se préoccupent de votre sort. » Nadia Tolokonnikova, membre du groupe Pussy Riot


Un travail de taille, mais un manque de moyens

Les droits humains sont indivisibles et intimement liés les uns aux autres. C’est pourquoi le travail d’Amnesty est si vaste. Torture, violence, pauvreté, peine de mort, mortalité maternelle, discriminations, emprisonnement injustifié, disparitions forcées, recrutement d’enfants-soldats,… Se battre pour un monde dans lequel chaque être humain puisse jouir de l’ensemble de ses droits signifie lutter contre toutes ces violations, et plus encore.

Les violences sexuelles en République démocratique du Congo, le non-respect des droits des migrants en Europe, la liberté d’expression en Russie, les droits des femmes en Amérique du Sud, ou encore ceux des homosexuels en Afrique subsaharienne… Ces quelques exemples de campagnes menées par Amnesty illustrent l’étendue de son travail d’un point de vue géographique. Défendre l’ensemble des droits fondamentaux signifie aussi être active et efficace sur l’ensemble du globe…

Enfin, le travail d’Amnesty International s’inscrit également dans le temps. Nombre de ses combats s’étendent sur plusieurs années ou même décennies. Changer les lois et les mentalités prend du temps…

Concrètement, c’est en agissant tant au niveau global que localement qu’Amnesty International met en lumière les violations des droits humains de par le monde. Des recherches systématiques et impartiales sur des cas individuels et des pratiques sont menées par des chercheurs de terrain spécialisés. Amnesty :
• envoie des experts s’entretenir avec des victimes, avocats, journalistes, réfugiés, diplomates, organisations humanitaires, etc. ;
• assiste à des procès en tant qu’observateurs ;
• est en contact avec les militants des droits humains ;
• passe en revue les médias internationaux et locaux.

« Merci à tous pour cette campagne et pour [votre] solidarité [...] je suis sûr de vous devoir ma libération. » Sayed Yousif Almuhafdah, défenseur bahreïnie des droits humains libéré le 16 novembre 2012.

Quand les faits sont établis, l’organisation les rend visibles. Elle publie des rapports détaillés et les diffuse, informe les médias et sensibilise le grand public par des actions plus locales.

Une fois la lumière faite sur les violations, Amnesty doit aller plus loin et les faire cesser par différents moyens : interpellations des gouvernements, d’organisations intergouvernementales, de groupes politiques armés, d’entreprises ou encore d’agents non gouvernementaux, actions diverses, écritures de lettres, etc. C’est là que les activistes du mouvement jouent un rôle plus que central. Comment peser sur les décisions des autorités ou faire libérer un prisonnier d’opinion si nous n’étions pas des millions à agir ?

Ce travail colossal suppose la disposition de ressources financières suffisantes. Sauver des vies coûte malheureusement beaucoup d’argent. Or, faute de moyens suffisants, Amnesty International n’est aujourd’hui pas en mesure de dénoncer toutes les violations des droits fondamentaux ni de protéger toutes les victimes, tant sa mission est importante.

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Infographie : Aibf

Des résultats concrets

Soutenir le travail d’Amnesty International est essentiel. Les moyens dont dispose l’organisation lui permettent en effet de mener une mission loin d’être terminée, mais qui porte ses fruits. Sortir de l’ombre les violations des droits humains permet de faire cesser bon nombre d’entre elles.

D’une part, Amnesty International parvient à persuader les gouvernements de changer leurs lois et leurs pratiques. Les choses changent ainsi d’un point de vue structurel, tel qu’en témoigne par exemple la tendance mondiale vers l’abolition de la peine de mort (en 10 ans, le nombre d’États abolitionnistes dans le monde est passé de 80 à 97) ou la création de nombreux textes de loi en faveur des droits humains. Pensons également à l’obtention d’un traité international sur le commerce des armes, obtenu en 2013, pour lequel Amnesty a milité avec ses partenaires durant de nombreuses années. La liste des acquis vers un monde sans impunité est longue…

D’autre part, les résultats du travail d’Amnesty se mesurent également au nombre de personnes libérées de prison ou dont la situation s’est améliorée suite aux actions du mouvement.

« Après qu’Amnesty a commencé à lancer des appels en faveur de ma libération et après avoir lu quelques-uns des milliers de lettres, de cartes postales et de messages qui m’ont été envoyés par des sympathisants d’Amnesty International, j’ai commencé à espérer pouvoir bientôt être libre. » Patrick Okoroafor, libéré le 30 avril 2012 après 17 années d’emprisonnement.
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