La liberté d’expression en questions et en animations

Depuis 2016, des élèves du secondaire bruxellois ont l’opportunité de réaliser un « stage civique » au sein d’Amnesty. Cette année, sept d’entre eux ont choisi de s’intéresser à la liberté d’expression. Tout un programme ! 

S’inscrivant dans le cadre des projets éducatifs et pédagogiques de la Ville de Bruxelles, le « stage civique » est un projet pilote qui vise les élèves de 5e secondaire de plusieurs écoles. L’objectif : leur faire découvrir différents secteurs professionnels afin qu’ils deviennent des futurs citoyens responsables et avertis et sachent qu’ils peuvent s’impliquer activement dans la construction d’une société plus juste, solidaire et respectueuse.

Cette année, durant plusieurs mois, sept élèves de l’Institut Diderot et de l’Athénée Léon Lepage ont passé plusieurs mercredis après-midis dans les bureaux d’Amnesty afin de travailler collectivement à la conception et la réalisation d’une animation destinée à des jeunes de leur âge.

Guidés par des animateurs d’Amnesty, Yuhwa, Zakaria, Ajit, Miriam, Hasnain, Adrian et Vartan ont pris le temps de réfléchir au thème sur lequel ils voulaient travailler. C’est finalement le droit à la liberté d’expression qui s’est imposé.

La liberté d’expression : Un droit pas si évident à cerner

Accompagnés de plusieurs animateurs et membres du programme jeunesse d’Amnesty, nos jeunes amis ont appris, au fil de leurs séances de travail, de leurs discussions et de leurs recherches, à mieux cerner tout ce que recouvrait le droit à la liberté d’expression, ses limites ainsi que ses enjeux.

A-t-on le droit de tout dire ? Peut-on rire de tout ? Quel est l’état de la liberté de la presse dans le monde ?… Autant de questions auxquelles ils ont répondu après de multiples recherches et discussions. Il a fallu ensuite réfléchir à la manière de transmettre toutes ces connaissances dans le cadre d’une animation, et s’interroger sur le processus de création d’une animation, les méthodes pédagogiques existantes, la manière de rendre cette transmission ludique et participative.

« Ce stage a changé ma vision des choses, m’a permis d’avancer, de partager, de m’interroger. Qu’est-ce que la liberté d’expression, mais, au-delà, qu’est-ce que la liberté ?
Quelle place je veux prendre ?
Quel adulte je veux devenir ? »

Zak

Petit à petit, des idées ont émergé pour aborder de manière interactive et concrète différentes questions liées à la liberté d’expression : créer une ligne du temps sur les textes et moments clés liés à la reconnaissance du droit à la liberté d’expression, réaliser un quiz interactif sur l’état de la liberté de la presse dans le monde, et concevoir un jeu de rôle autour d’une situation de violation du droit à la liberté d’expression.

Et pour rendre le tout encore plus concret, ils ont eu l’opportunité de rencontrer Yves Makwambala, un jeune militant prodémocratie congolais et ancien prisonnier d’opinion soutenu par Amnesty. De passage en Belgique, ce dernier a accepté de venir les rencontrer et de répondre à leurs nombreuses questions. Après deux heures de discussion en sa compagnie, ils ont décidé de créer un jeu de rôle inspiré de l’histoire d’Yves et de mettre en scène un procès fictif concernant son affaire.

Une fois le canevas de l’animation terminée, il ne restait plus qu’à l’assurer… Ce qu’ils ont fait avec brio à deux reprises dans leur école respective. Chapeau bas à nos apprentis animateurs !

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