Idil Eser : Les étapes d’une libération

Idil Eser, directrice d’Amnesty Turquie, a été arrêtée aux côtés de neuf autres participants à un banal séminaire à Istanbul le 5 juillet 2017, lorsque la police a effectué une descente. Ils ont été inculpés d’« assistance à une organisation terroriste ». Deux d’entre eux ont été libérés sous caution, tandis que les huit autres, dont Idil, ont été placés en détention provisoire. Leur arrestation a suivi celle du président d’Amnesty Turquie, Taner Kılıç, qui avait été emprisonné séparément en juin. Après une vague d’actions dans le monde entier, Idil et ses sept codétenus ont obtenu une libération conditionnelle le 25 octobre, mais Taner est resté en prison

JUILLET-SEPTEMBRE
Des milliers de signatures, de lettres et de messages du monde entier demandent la libération d’Idil et de ses collègues.

10 JUILLET
Nous sommes devant l’ambassade turque, à Bruxelles. Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty, pose dans une cage pour protester contre la détention prolongée de son homologue turque.

25 JUILLET
Nous nous rendons devant la Commission européenne à Bruxelles, avec des pancartes géantes à l’effigie des 10 défenseurs des droits humains. Forts de 900 000 signatures, nous exigeons que le cas des 10 d’Istanbul soit abordé lors d’échanges entre des ministres turcs et des représentants de l’Union européenne.

9 SEPTEMBRE
Le secrétaire général d’Amnesty International, Salil Shetty, est autorisé à rendre visite à Idil en prison. Elle diffuse une lettre à l’attention de ses sympathisants, dans laquelle elle exprime ses sincères remerciements, son espoir et son courage.

14 OCTOBRE
Nous sommes de retour devant l’ambassade turque à l’occasion du 54e anniversaire d’Idil, qu’elle passe derrière les barreaux. Parallèlement, des milliers de personnes assistent à plus de 200 événements dans 25 pays.

25 OCTOBRE
Idil et les sept autres défenseurs des droits humains sont libérés alors que leur procès se poursuit.

22 NOVEMBRE
Le procès d’Idil et des autres membres des 10 d’Istanbul reprend, comme celui de Taner Kılıç. Le tribunal décide que Taner doit rester en prison. À l’heure où nous écrivons ces lignes, il y est encore (voir p. 35).

Stop à la campagne de répression contre les ONG en Inde

Signez notre pétition pour faire savoir au Premier Ministre, Narendra Modi qu’il doit impérativement laisser Amnesty Inde, ainsi que les toutes organisations et militants, travailler librement pour le respect les droits humains.