Tout ce que vous devez savoir sur le marathon des lettres

Tout d’abord, il y a la bougie entourée d’un fil barbelé. Incontournable depuis la création d’Amnesty International, elle symbolise la lumière, l’espoir qui s’immisce dans les plus sombres geôles où croupissent injustement des hommes et des femmes qui ont eu pour unique tort d’exprimer leur opinion ou de vouloir faire respecter l’un des droits inscrits dans la Déclaration universelle des droits humains. Cette lumière, c’est celle qui émane de la mobilisation de milliers de personnes qui, horrifiées par l’injustice subie par une personne ou un groupe d’individus dans telle ou telle partie du monde, décident d’agir.

AU COMMENCEMENT ÉTAIT L’ACTION

C’est ce passage à l’action qui fait toute la différence. Elle peut prendre la forme de l’achat d’une bougie, celle que vous pourrez vous procurer dans nos traditionnels stands ou à notre « candles truck », qui circule depuis déjà près de trois semaines dans les marchés de Bruxelles et de Wallonie. Il s’agit là d’un
acte concret, militant et efficace.

Il permet de financer notre combat, indépendant de tout pouvoir politique ou économique, pour la défense des droits humains, notamment en envoyant des chercheurs sur le terrain, parfois dans des zones complètement abandonnées par la communauté internationale et en alertant l’opinion et nos dirigeants sur les tragédies qui y ont lieu.

Et puis il y a l’écriture de lettres. Depuis l’aube des années 1960, ce geste qui pourrait paraître anodin a fait montre de son efficacité. Il n’y a qu’à parcourir la liste de nos « bonnes nouvelles » pour s’en rendre compte. Ainsi, Mohamed Faisal Abu Sakha, artiste et enseignant de cirque palestinien, qui a été libéré le 30 août de la prison de Ketziot, en Israël. Ce jeune homme a passé près de deux ans en détention administrative, sans inculpation ni jugement. Quelques jours plus tard, il adressait ce message à toutes les personnes qui ont agi en sa faveur : « Je vous aime tous ! J’ai l’impression de faire partie de vous tellement vous vous êtes mobilisés pour moi [...]. Je veux remercier chacun et chacune de vous individuellement [...]. Du fond du coeur, je voudrais remercier tous ceux et celles qui m’ont défendu, par un mot, une photo, une idée, un message ou un sentiment [...] ». Oui, une lettre peut changer une vie. Oui, quelques mots déposés sur une feuille de papier peuvent avoir des effets insoupçonnés, comme la libération d’une personne injustement emprisonnée. Imaginez vous alors l’impact de plusieurs millions de lettres partout dans le monde… Bien plus que l’imaginer, nous vous invitons à y contribuer directement.

UN ÉLAN MONDIAL

Les 8, 9 et 10 décembre, partout à Bruxelles et en Wallonie, des bénévoles n’attendront que vous pour noircir des milliers de feuilles de papier en faveur 10 personnes et groupes qui, au Bangladesh, en Chine, en Égypte, en Finlande, au Honduras, en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, en Jamaïque, à Madagascar, au Tchad et en Turquie, luttent pour les droits humains… et qui voient les leurs bafoués.

Partout dans le monde, des personnes éloignées parfois de milliers de kilomètres se rejoindront en un seul et puissant élan de solidarité et de refus de l’injustice. Face à toutes les attaques, de plus en plus virulentes, que subissent les droits humains partout dans le monde, il ne tient qu’à nous de faire entendre notre voix. Les autorités de tous les pays qui, sans vergogne, bafouent les droits les plus fondamentaux d’autres être humains doivent savoir que nous ne le tolérons pas. Ensemble, en répétant ce geste constitutif de l’identité de notre mouvement, faisons de ce 10 décembre une véritable Journée internationale des droits humains.

M. Borsus, dites non aux ventes d’armes à l’Arabie saoudite

Les armes vendues par la Région wallonne à des pays violant sans le moindre scrupule les droits humains font couler du sang innocent. Cela doit cesser. Signez notre pétition