AMNESTY AUX CÔTÉS DE LA JEUNESSE POUR LE CLIMAT

Le 20 septembre, en marge de la marche qui s’est tenue à Bruxelles dans le cadre de la Grève mondiale pour le climat, Amnesty International a remis le prix Ambassadeur de conscience pour l’année 2019 — qui a été décerné à Greta Thunberg et Fridays for Future — aux représentantes de la section belge de Youth For Climate, dont Adélaïde Charlier et Anuna De Wever.

Alors qu’Adélaïde est en mer pour rejoindre l’Amérique du Sud et le Chili, où devait avoir lieu la Cop25, nous avons rencontré une autre jeune militante pour le climat et les droits humains, qui, comme Adélaïde, a été membre du groupe Amnesty de son école secondaire et s’est activement engagée dans le mouvement Youth For Climate Belgium : Louise Vanden Abeele.

Âgée aujourd’hui de 18 ans, Louise vient de commencer des études de droit. Malgré cet important changement de vie, elle n’a pas abandonné ses combats et a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions.

En quoi la lutte contre le changement climatique est-elle aussi une question de droits humains ?

Le changement climatique a un impact sur tout. Il génère des déplacements forcés de populations entières et ne fait qu’amener des inégalités et les creuser. Des catégories le ressentent plus que d’autres : les pauvres, les personnes vulnérables comme les femmes et les enfants, des gens subissant déjà des discriminations sont en première ligne. Leurs droits humains, déjà fréquemment violés, le seront de plus en plus souvent et de plus en plus gravement si nous ne faisons rien pour lutter efficacement et vite contre le changement climatique.

Comment as-tu fait concrètement pour faire passer ces messages dans le cadre de ton action pour Youth for Climate ?

La protection des droits humains est au centre du combat de Youth for Climate, car ce n’est pas le réchauffement qui est un problème, mais son impact et ses conséquences sur la vie et les droits des êtres humains. C’est un combat qui concerne toute l’humanité. Notre action a clairement chamboulé le monde d’un point de vue médiatique, économique et politique. À la suite des marches pour le climat, on a pu observer des améliorations, mais nous ne sommes pas au bout de nos efforts. C’est toujours compliqué d’un point de vue pratique et de nombreuses mesures doivent encore être prises pour que la situation change, mais il y a toujours de l’indignation parmi la population, c’est le plus important.

Penses-tu que la remise à votre mouvement du prix Ambassadeur de conscience peut avoir un impact sur votre combat ?

Oui, la remise de ce prix démontre que la lutte contre le changement climatique ne touche pas juste des groupes de jeunes qui se révoltent, mais que c’est devenu une question centrale qui concerne l’ensemble de l’humanité. Qu’une grande organisation comme Amnesty International remette ce Prix à tout le mouvement Fridays for Future est une preuve supplémentaire de l’importance de ce combat qui ne doit pas être considéré comme moins important qu’un autre.

La marche pour le climat du 20 septembre et la remise du prix Ambassadeur de conscience à la section belge de Youth For Climate a également été l’occasion de mettre en avant le cas de quatre femmes autochtones équatoriennes s’opposant à l’industrie extractive afin de protéger leurs terres situées dans la forêt amazonienne. En raison de leur militantisme, Patricia Gualinga, Nema Grefa, Salomé Aranda et Margoth Escobaront ont reçu de nombreuses menaces de mort et subi des attaques répétées.

Demandez à l’État équatorien de les protéger : amnesty.be/defenseuresamazonie

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