NAMIBIE

République de Namibie
CAPITALE : Windhoek
SUPERFICIE : 824 292 km²
POPULATION : 2 millions
CHEF DE L’ÉTAT : Samuel Shaafishuna Nujoma, remplacé par Hifikepunye Pohamba le 21 mars
CHEF DU GOUVERNEMENT : Theo-Ben Gurirab, remplacé par Nahas Angula le 21 mars
PEINE DE MORT : abolie
COUR PÉNALE INTERNATIONALE : Statut de Rome ratifié
CONVENTION SUR LES FEMMES : ratifiée
PROTOCOLE FACULTATIF À LA CONVENTION SUR LES FEMMES : ratifié

La découverte de plusieurs fosses communes à proximité de la frontière angolaise a suscité de nouveaux appels en faveur de la constitution d’une commission pour la vérité et la réconciliation. Les cas de propos haineux tenus par des représentants du gouvernement ont été moins nombreux après l’arrivée au pouvoir du président Hifikepunye Pohamba. Les violences contre les femmes et les enfants demeuraient très répandues.

Contexte

Au mois de mars, Hifikepunye Pohamba a succédé à Samuel Nujoma, à la tête du pays depuis l’accession à l’indépendance, en 1990. L’ancien chef de l’État a conservé ses fonctions de président de la South West Africa People’s Organization (SWAPO, Organisation du peuple du Sud-Ouest africain), au pouvoir.

Fosses communes

Plusieurs fosses communes qui contiendraient les cadavres de membres de la SWAPO datant de la guerre de libération (1966-1989) ont été mises au jour dans le nord du pays. L’opposition et les mouvements issus de la société civile ont réclamé la création d’une commission pour la vérité et la réconciliation, tandis que le gouvernement invitait les personnes disposant de renseignements sur ces charniers à se manifester, assurant que la politique de réconciliation nationale les protégeait de toute accusation. La SWAPO rejette les demandes de constitution d’une commission de ce type depuis l’indépendance de la Namibie.

Propos haineux

Après une présidence de Samuel Nujoma marquée par des attaques verbales régulières contre les minorités, le discours de haine imputable à des personnalités officielles s’est calmé avec l’arrivée au pouvoir du président Pohamba. L’ancien chef de l’État et la vice-ministre de l’Intérieur et de l’Immigration, Teopolina Mushelenga, ont toutefois tenu des propos injurieux à l’égard des gays et des lesbiennes.

Procès des détenus de Caprivi
La plupart des 120 personnes en instance de jugement pour leur participation présumée au soulèvement séparatiste de 1999 dans la région de Caprivi ont passé une sixième année en détention. Ouvert en 2004 après des années de lenteurs procédurales, leur procès a été ajourné durant une grande partie de 2005 après qu’une avocate de l’accusation eut trouvé la mort, en mars, dans un accident de voiture au cours duquel deux de ses collègues ont été grièvement blessés. Les policiers accusés d’avoir torture des suspects arrêtés au lendemain du soulèvement n’avaient toujours pas été formellement inculpés ni soumis à de quelconques sanctions disciplinaires.

Violences contre les femmes et les enfants
Bien qu’aucun chiffre officiel n’ait été rendu public, les communiqués de la police témoignaient d’un nombre élevé de cas de violences contre des femmes et des enfants. Le meurtre particulièrement sauvage de Juanita Mabula, âgée de vingt et un ans, a soulevé l’indignation de la population. Son corps décapité a été retrouvé abandonné à la périphérie de Windhoek en septembre. À la fin de l’année, cet homicide n’avait donné lieu à aucune arrestation.

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