FINLANDE

République de Finlande
CAPITALE : Helsinki
SUPERFICIE : 338 145 km²
POPULATION : 5,2 millions
CHEF DE L’ÉTAT : Tarja Halonen
CHEF DU GOUVERNEMENT : Matti Vanhanen
PEINE DE MORT : abolie
COUR PÉNALE INTERNATIONALE : Statut de Rome ratifié
CONVENTION SUR LES FEMMES : ratifiée
PROTOCOLE FACULTATIF À LA CONVENTION SUR LES FEMMES : ratifié

Sept objecteurs de conscience ont été emprisonnés ; ils ont été considérés comme des prisonniers d’opinion. Aucune véritable action coordonnée n’a été entreprise pour lutter contre la violence envers les femmes, très répandue.

Objecteurs de conscience

La durée du service civil de remplacement demeurait punitive et discriminatoire : elle était de 395 jours pour les objecteurs de conscience, soit 215 jours de plus que le service militaire accompli dans la majorité des cas. En outre, la possibilité d’accomplir un service civil de remplacement était limitée aux périodes de paix. Les objecteurs de conscience emprisonnés pour avoir refusé d’accomplir ce service civil en raison de sa durée punitive étaient des prisonniers d’opinion.
Amnesty International a continué d’exhorter les autorités à réduire la durée du service civil de remplacement, de façon à l’aligner sur les normes et recommandations internationalement reconnues. La ministre du Travail a proposé de réduire la durée de ce service, mais le gouvernement a décidé en juin de ne pas modifier la législation en la matière.
À la connaissance d’Amnesty International, sept objecteurs de conscience ont été incarcérés au cours de l’année. Ils ont été condamnés à des peines allant de 126 à 197 jours d’emprisonnement pour avoir refusé d’effectuer le service civil de remplacement. La durée de leur peine correspondait à la moitié du temps de service civil leur restant à accomplir.

Violences contre les femmes

La violence contre les femmes restait très répandue en Finlande. La dernière étude de grande ampleur en la matière, réalisée en 1998, indiquait que 40 p. cent des femmes avaient été victimes de violences physiques ou sexuelles, ou menacées de telles violences par des hommes. Ce chiffre était de 22 p. cent pour les femmes mariées ou vivant maritalement. Le gouvernement n’a pas adopté de mesures efficaces pour faire suite au programme de prévention de la violence contre les femmes, mené sur le plan national entre 1998 et 2002.
Au cours de l’année 2005, Amnesty International et 18 autres organisations non gouvernementales ont demandé l’adoption d’un plan d’action interministériel pour la prévention de la violence faite aux femmes et soumis aux autorités finlandaises une série de recommandations détaillées. Une réponse du Premier ministre reçue en février indiquait que, s’il n’existait pas de plan d’action global, la question de la violence contre les femmes était néanmoins prise en compte dans d’autres programmes gouvernementaux. Au mois de novembre, Amnesty International a réitéré son appel en faveur d’un plan d’action global.
Amnesty International a par ailleurs réalisé une étude sur les travaux menés par les municipalités finlandaises pour éradiquer cette violence. L’organisation a conclu que, malgré le travail de pionnier d’une poignée de municipalités, ces actions souffraient généralement d’un manque de volonté politique, de coordination, de compétences et de ressources.

Attribution inéquitable des permis de séjour

Les services d’immigration auraient refusé d’accorder certains permis de séjour uniquement sur la base d’informations fournies par la police finlandaise chargée de la sécurité nationale. Les requérants n’ayant pas été autorisés à consulter ces informations, ils n’ont pas pu les contester.
L’avenir restait incertain pour Qari Muzaffar Iqbal Naeemi, ressortissant pakistanais établi en Finlande depuis mai 1997. Après s’être vu refuser le renouvellement de son permis de séjour en septembre 2002, il avait fait l’objet, en mars 2003, d’un arrêté d’expulsion qui se fondait sur des informations secrètes fournies par la police de la sécurité nationale. Au mois d’avril, Amnesty International a contacté les autorités au sujet de cette affaire, qui n’était toujours pas réglée à la fin de l’année.

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