NOUVELLE-ZELANDE

Un réfugié risquait d’être expulsé en raison d’un avis établi sur la base d’informations tenues secrètes, selon lequel il représentait un risque pour la sécurité nationale ; il avait été détenu pendant presque deux ans avant d’être remis en liberté sur ordre de la Cour suprême. Un groupe de travail sur les violences contre les femmes a proposé des réformes, notamment en matière de justice pénale.


« Guerre contre le terrorisme »
Le sort du réfugié algérien Ahmed Zaoui demeurait incertain dans l’attente du réexamen d’un avis selon lequel il présentait un risque pour la sécurité de la Nouvelle-Zélande. Cet ancien membre influent du mouvement algérien Front islamique du salut (FIS) avait sollicité l’asile dès son arrivée sur le territoire néo-zélandais en décembre 2002 et obtenu le statut de réfugié en août 2003. Il avait par la suite été maintenu en détention durant vingt-trois mois – dont dix à l’isolement – en vertu d’une attestation de risque pour la sécurité établie par le directeur de la Sécurité sur la base d’éléments provenant des services de renseignement, auxquels ni son avocat ni lui n’ont eu accès. Le recours qu’Ahmed Zaoui avait formé contre cette attestation, délivrée en mars 2003, n’avait toujours pas été examiné à la fin de l’année 2006.

Violences contre les femmes
En juillet, un groupe de travail sur les violences contre les femmes, composé de représentants du gouvernement, de l’appareil judiciaire et d’organisations non gouvernementales, a rendu son premier rapport. Il a constaté que les victimes des violences familiales les plus graves étaient en majorité des femmes et des enfants et a lancé un programme d’action en plusieurs volets. Celui-ci comprenait notamment une campagne d’envergure nationale destinée à modifier les attitudes à l’égard de la violence ; des réformes en matière judiciaire visant à répondre aux besoins des victimes, des agresseurs et des familles concernées ; et une étude sur les violences familiales ayant eu une issue fatale, qui devait permettre d’améliorer les mécanismes de prévention.

Autres motifs de préoccupation
En septembre, la police a commencé à utiliser des pistolets paralysants pour une période d’essai d’une année, et ce en dépit des inquiétudes exprimées par Amnesty International, d’autres groupes de défense des droits humains et la commission néo-zélandaise chargée de la santé mentale.
Fin 2006, le gouvernement n’avait annoncé aucune mesure de mise en œuvre du plan national d’action pour les droits humains, dont il avait commandé la réalisation en 2002 et dont le rapport lui avait été remis officiellement en mars 2005.

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