Bénin

Des membres de la garde présidentielle ont ouvert le feu sur une foule, en mai, faisant deux morts. La surpopulation chronique constituait un problème dans plusieurs prisons.


Contexte

En mars, des hommes armés ont fait feu sur le cortège du président Thomas Boni Yayi, blessant au moins quatre de ses gardes du corps. L’entourage du président – qui n’a pas été blessé – a qualifié cette attaque de tentative d’assassinat et l’a attribuée à des assaillants opposés à sa campagne de lutte contre la corruption. Selon d’autres sources, les auteurs n’étaient que des bandits ordinaires. Sept personnes ont par la suite été arrêtées ; à la fin de l’année, elles étaient toujours détenues sans avoir été jugées.
Au mois de mars, la coalition du président a remporté les élections législatives.
Police et forces de sécurité – recours abusif à la force
En mai, des membres de la garde présidentielle ont tué deux personnes et blessé cinq autres au moins à Ouidah, à 35 kilomètres à l’ouest de Cotonou, la plus grande ville du pays. Les gardes ont tiré sur un groupe de personnes qui protestaient, semble-t-il, parce qu’une route était restée bloquée après le passage de la voiture du président. Edgar Alia, alors ministre de la Sécurité publique, a annoncé qu’une enquête avait été ouverte sur ces coups de feu. À la fin de l’année cependant, les résultats des investigations n’avaient pas été rendus publics.

Conditions carcérales
Dans plusieurs établissements pénitentiaires, la forte surpopulation rendait les conditions carcérales particulièrement éprouvantes. Ainsi les prisons de Cotonou et d’Abomey, dans le centre du pays, abritaient jusqu’à six fois le nombre de détenus pour lequel elles avaient été construites.

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