Israël/Territoires occupés. Motifs de préoccupation

La crise des droits humains en Israël et dans les Territoires occupés a fait de nombreuses victimes. Quatre cent soixante Palestiniens, dont des professionnels de la santé, ont été tués. Cent cinquante-quatre Israéliens, dont des enfants, ont été délibérément pris pour cible par des groupes armés palestiniens et par des individus. Des Palestiniens ont également été victimes d’homicides illégaux perpétrés par d’autres Palestiniens.
Les missions d’Amnesty International en Israël et dans les Territoires occupés, en avril et en mai, ont permis de recueillir des éléments de preuve crédibles d’atteintes graves aux droits humains internationalement reconnus et au droit humanitaire.
Il y a lieu de citer, entre autres, des crimes de guerre comme les exécutions extrajudiciaires, la privation d’assistance médicale, la prise pour cible d’ambulances et l’utilisation excessive de la force meurtrière, les démolitions de maisons, les mauvais traitements infligés aux détenus palestiniens et notamment les coups et les traitements dégradants. En outre, selon certaines informations, des civils ont servi de « boucliers humains ». L’organisation réclame l’ouverture d’une enquête approfondie sur ces allégations qui permettrait d’établir les faits et de désigner les responsables qui devraient être traduits en justice au cours d’un procès équitable.
Le nombre de détenus palestiniens a énormément augmenté depuis les dernières incursions israéliennes. Ils sont maintenus en détention prolongée au secret
et soumis à des mauvais traitements ainsi qu’à des traitements dégradants.
Amnesty International condamne régulièrement et publiquement les attentats suicide et les autres actes de violence visant des civils israéliens.
Rien ne peut justifier que des civils soient pris pour cible. Toutes les autorités gouvernementales, tous les groupes armés et tous les individus
doivent reconnaître ce droit.
L’organisation réclame le déploiement dans la région d’observateurs internationaux des droits humains chargés de protéger les droits des Palestiniens et des Israéliens garantis par les normes internationales relatives aux droits humains et par le droit international humanitaire. Ces experts devraient avoir pour mandat de surveiller le respect des droits humains internationalement reconnus et du droit international humanitaire, notamment la quatrième Convention de Genève, ainsi que d’enquêter et de rédiger des rapports sur l’observation de ces droits. Les observateurs devraient être autorisés à se rendre partout et à s’entretenir avec des individus librement et dans le respect de la confidentialité.
Un massacre a-t-il été commis à Jénine ?
(Les propos formulés sur ce sujet par David Holley, expert militaire et membre de la délégation d’Amnesty International, ont été déformés.)
Le droit international ne donne aucune définition du terme « massacre », qui n’est pas utile dans le cas présent.
Quel que soit le terme que l’on utilise, la situation à Jénine doit faire l’objet d’une enquête exhaustive, impartiale et indépendante. Il est essentiel pour la paix et la sécurité de la région d’établir précisément et de manière indépendante les faits qui se sont produits non seulement à Jénine, mais également au cours des incursions israéliennes dans d’autres localités, notamment à Naplouse, à Ramallah et à Bethléem, ainsi que des incursions récentes à Hébron et Tulkarem.
Toutes les informations sur les faits doivent être fournies aux victimes et à leurs familles dans leur quête de justice.

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse