Guinée

RÉPUBLIQUE DE GUINÉE
CAPITALE : Conakry
SUPERFICIE : 245 857 km_
POPULATION : 8,5 millions
CHEF DE L’ÉTAT : Lansana Conté
CHEF DU GOUVERNEMENT : Lamine Sidimé
PEINE DE MORT : maintenue
CONVENTION SUR L’ÉLIMINATION DE TOUTES LES FORMES DE DISCRIMINATION À L’ÉGARD DES FEMMES : ratifiée
PROTOCOLE FACULTATIF À LA CONVENTION SUR L’ÉLIMINATION DE TOUTES LES FORMES DE DISCRIMINATION À L’ÉGARD DES FEMMES : non signé

Plusieurs militants politiques et syndicaux ont été arrêtés arbitrairement et détenus pendant de brèves périodes.

Contexte
En décembre, le président Lansana Conté, qui avait pris le pouvoir en 1984, a été réélu pour un troisième mandat. Une nouvelle Constitution l’autorisant à se représenter à l’élection présidentielle avait été approuvée au cours de l’année 2001. L’unique candidat de l’opposition, Mamadou Bhoye Barry, membre de l’Union pour le progrès national, a obtenu moins de 5 p. cent des voix et a contesté la validité des résultats. D’autres partis d’opposition ont boycotté le scrutin, estimant qu’il ne serait ni libre, ni juste. Par ailleurs, l’Organisation guinéenne des droits de l’homme a accusé les organisateurs de cette élection de graves violations de la loi.

Arrestations arbitraires

Plusieurs militants politiques et syndicalistes ont été arrêtés arbitrairement.
_Au mois d’avril, Diarra Doré et deux autres dirigeants de l’Union des forces républicaines (UFR) ont été interpellés après une manifestation organisée par leur parti dans Conakry, la capitale. Ils ont été libérés quatre jours plus tard sans avoir été inculpés.
_Six membres du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) ont été arrêtés en novembre ; auparavant, leur syndicat avait appelé les enseignants à la grève pour obtenir une amélioration des salaires et des retraites. Les six syndicalistes ont été libérés sans inculpation le lendemain de leur arrestation.
Au mois de novembre également, Jean-Marie Doré, membre de l’Assemblée nationale et secrétaire général de l’Union pour le progrès de la Guinée (UPG), a été arrêté et détenu pendant vingt-quatre heures à Conakry. Il avait émis des doutes quant à la validité d’un certificat médical autorisant le président Conté à se présenter à l’élection de décembre. Au cours de l’année, des dizaines de militaires ont été arrêtés. Certains ont été remis en liberté mais d’autres sont restés en détention. Les motifs de leur arrestation n’avaient pas été éclaircis fin 2003.

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