Amnesty International

AMNESTY INTERNATIONAL

FONCTIONNEMENT

Un mouvement démocratique

Amnesty International est un mouvement démocratique et autonome. Les principales décisions politiques sont prises par un Conseil international (CI), composé de représentants de toutes les sections nationales. Le CI, qui se réunit tous les deux ans, est habilité à modifier les statuts qui régissent le travail et les techniques d’action de l’organisation. Des exemplaires de ces statuts en différentes langues sont disponibles auprès du Secrétariat international, à Londres.
Le CI élit un Comité exécutif international (CEI), composé de bénévoles et chargé de mettre en œuvre les décisions du CI, et nomme à la tête du Secrétariat international un secrétaire général, qui est aussi le principal porte-parole du mouvement. Aujourd’hui, la secrétaire générale du mouvement est Irene Khan (Bangladesh).

COMITÉ EXÉCUTIF INTERNATIONAL
Ian Gibson Australie
Marian Pink Autriche
Paul Hoffman États-Unis
Claire Paponneau France
Margaret Bedggood Nouvelle-Zélande
Jaap Rosen Jacobson Pays-Bas
Mariam Lam Sénégal
Hanna Roberts Suède
Alvaro Briceño Vénézuéla

Financement

Les ressources d’Amnesty International proviennent essentiellement des fonds réunis par les groupes locaux de bénévoles, les sections nationales et les réseaux. L’organisation ne cherche à obtenir ni n’accepte aucune subvention d’aucun gouvernement pour mener à bien ses recherches et ses campagnes. Amnesty International est financée par les cotisations et les dons de ses membres et sympathisants dans le monde entier.
Le budget international adopté pour la période allant d’avril 2003 à mars 2004 était de 25 375 000 livres sterling (quelque 36 000 000 euros), soit environ un quart des sommes que les sections nationales allaient probablement pouvoir collecter au cours de l’année pour financer leurs campagnes et autres activités.
L’objectif fondamental d’Amnesty International est de mettre un terme aux violations des droits humains mais, avant de pouvoir atteindre ce but, elle essaye de fournir une aide concrète aux victimes. Le programme de secours (assistance financière) est un aspect important de cette démarche.
Amnesty International fournit cette assistance financière aux personnes qui en ont besoin, soit directement, soit en passant par des intermédiaires locaux tels que des organisations de défense des droits humains locales ou nationales, afin de garantir une utilisation aussi efficace que possible des ressources au profit des plus démunis.
Entre avril 2003 et mars 2004, le Secrétariat international a versé, dans le cadre de son programme de secours, environ 53 000 livres sterling (près de 76 000 euros) à des victimes de violations des droits fondamentaux. Cette aide financière a été accordée à des prisonniers d’opinion, incarcérés ou récemment libérés, et à des personnes à leur charge, ainsi qu’à des victimes de torture afin qu’elles puissent recevoir les soins dont elles avaient besoin. Les sections et les groupes ont distribué des fonds supplémentaires, essentiellement sous forme de sommes modestes allouées par les groupes locaux aux prisonniers d’opinion qu’ils avaient adoptés et à leurs familles.

Sur Internet

Le site d’Amnesty International a pour but de rendre accessibles sur Internet toutes les informations sur les droits humains dont dispose l’organisation et de favoriser les actions visant à prévenir les atteintes aux droits humains. Ce site (www.amnesty.org) contient plus de 38 000 pages. En 2003, il a enregistré plus de 15 000 connexions par jour en provenance du monde entier et les documents d’Amnesty International ont été consultés environ 50 millions de fois sur ce site.
Le site présente la plupart des rapports d’Amnesty International publiés depuis 1996 et tous les derniers communiqués de presse décrivant les préoccupations de l’organisation quant à la situation des droits humains dans le monde. Il fournit en outre des informations sur les dernières campagnes et sur les appels à l’action les plus récents lancés par Amnesty International pour protéger les libertés fondamentales.
En 2003, des fonds supplémentaires ont été affectés au développement du site, qui s’en est trouvé amélioré et plus facile d’accès. Un nombre croissant de documents y sont affichés dans plusieurs langues et il contient davantage d’outils permettant aux sympathisants d’Amnesty International d’agir et de participer à nos diverses campagnes. Les informations sont disponibles dans les langues suivantes :
anglais (www.amnesty.org),
arabe (www.amnesty-arabic.org),
espagnol (www.edai.org),
français (www.efai.org).
Des appels à l’action en faveur de prisonniers d’opinion, de victimes de torture et de condamnés à mort ont été lancés sur le site. Des actions sur des grands thèmes tels que la torture, le commerce des armes, les relations économiques et les droits humains ont également été menées.
Des pages web et des documents multimédias ont été spécialement créés afin d’attirer l’attention sur les crises des droits humains qui se sont poursuivies dans certains pays et territoires spécifiques, notamment en Irak, au Myanmar et en République démocratique du Congo. Plus de 40 000 personnes ont signé une pétition en ligne pour mettre un terme au financement des groupes armés en République démocratique du Congo. Pour prendre connaissance des derniers appels lancés, consulter le site www.efai.org/agissez.
En octobre 2003, Amnesty International, Oxfam et le Réseau d’action international sur les armes légères (RAIAL) ont lancé une campagne mondiale pour le contrôle des armes (http://www.controlarms.org/fr/index.htm) visant à faire pression sur les gouvernements du monde entier afin qu’ils mettent en place un traité contraignant sur les transferts d’armes. La pétition du million de visages (http://www.controlarms.org/million-faces), au cœur même de cette campagne, a pour but de recueillir un million de photos et d’autoportraits qui constitueront un message visuel de poids en soutien au renforcement du contrôle des armes.
La campagne en ligne pour la justice dans la Fédération de Russie (www.amnesty.org/russia) s’est poursuivie avec succès. Les documents d’Amnesty International ont été consultés près de 650 000 fois tout au long de l’année. Un site web en langue russe (www.ammnesty.org.ru) a en outre été créé pour la promotion du respect des droits humains dans le pays.
Le mois de novembre a vu la création d’un nouveau site consacré à la région Asie et Océanie (www.asiapacific.amnesty.org).
On pourra également trouver sur le site international d’Amnesty International des précisions sur les personnes à contacter dans les bureaux d’Amnesty International implantés un peu partout dans le monde (www.amnesty.org/contacts/fraindex) ainsi que des liens avec des milliers de sites se rapportant aux droits humains.

MISSION

Que fait Amnesty International ?
Amnesty International unit à travers le monde des défenseurs des droits humains autour des principes suivants : solidarité internationale ; efficacité de l’action en faveur de chaque victime, partout dans le monde ; universalité et indivisibilité des droits humains ; impartialité et indépendance ; démocratie et respect mutuel.
Sa vision est celle d’un monde où chacun peut se prévaloir de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et d’autres textes internationaux relatifs aux droits humains. Afin de poursuivre cet idéal, Amnesty International mène de front recherche et action ; elle fait campagne pour prévenir et empêcher les graves atteintes aux droits à l’intégrité physique et mentale, à la liberté de conscience et d’expression et à une protection contre toute discrimination.

 Amnesty International fait campagne pour mettre fin aux homicides politiques et aux « disparitions » ;

 elle s’oppose sans réserve à la peine de mort, à la torture et aux autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ;

 elle fait campagne pour que les auteurs d’atteintes aux droits humains soient déférés à la justice ;

 elle cherche à obtenir la libération de tous les prisonniers d’opinion, c’est-à-dire des personnes détenues du fait de leurs convictions politiques ou religieuses ou pour toute autre raison de conscience ou du fait de leur origine ethnique, de leur sexe, de leur couleur, de leur langue, de leur nationalité ou de leur origine sociale, de leur situation économique, de leur naissance ou de toute autre situation, et qui n’ont pas usé de violence ni préconisé son usage ;

 elle œuvre pour que tous les prisonniers politiques bénéficient d’un procès équitable dans un délai raisonnable ;

 elle fait campagne pour mettre fin à la violence contre les femmes ;
elle s’oppose à certaines atteintes graves aux droits économiques, sociaux et culturels ;
elle s’efforce de convaincre les entreprises et institutions économiques de promouvoir et d’encourager le respect des droits humains ;

 elle s’oppose aux atteintes aux droits humains perpétrées par des agents non gouvernementaux lorsque l’État a failli à son obligation de fournir une protection efficace ;

 elle lutte contre les atteintes graves au droit de ne pas être victime de discrimination ;

 elle cherche à venir en aide aux personnes en quête d’asile qui risquent d’être renvoyées dans un pays où elles pourraient voir leurs droits fondamentaux gravement bafoués ;

 elle appelle les gouvernements à ne pas commettre d’homicides illégaux au cours des conflits armés ;

 elle appelle les groupes politiques armés à mettre fin aux exactions telles que la détention de prisonniers d’opinion, la prise d’otages et les homicides illégaux ;
elle fait campagne pour qu’il soit mis fin à l’utilisation d’enfants soldats.

Amnesty International cherche également à :

 coopérer avec d’autres organisations non gouvernementales, les Nations unies et des organisations intergouvernementales régionales ;

 veiller au contrôle des transferts internationaux dans les domaines militaire, de sécurité ou de police, dans le souci de prévenir des atteintes aux droits humains ;

 organiser des programmes d’éducation et de sensibilisation aux droits humains.