Niger

République du Niger
CAPITALE : Niamey
SUPERFICIE : 1 267 000 km²
POPULATION : 12,4 millions
CHEF DE L’ÉTAT : Mamadou Tandja
CHEF DU GOUVERNEMENT : Hama Amadou
PEINE DE MORT : abolie en pratique
COUR PÉNALE INTERNATIONALE : Statut de Rome ratifié
CONVENTION SUR LES FEMMES : ratifiée avec réserves
PROTOCOLE FACULTATIF À LA CONVENTION SUR LES FEMMES : non signé

Plus de 230 soldats, arrêtés en 2002 après une tentative de mutinerie, restaient détenus sans jugement. Des journalistes continuaient d’être pris pour cible lors de tentatives visant à restreindre la liberté d’expression. L’esclavage demeurait répandue et n’était pas sanctionné.

Contexte

En juillet, la mouvance présidentielle, composée des trois partis soutenant le chef de l’État, a remporté les élections locales. En décembre, le président Mamadou Tandja a été réélu pour un second mandat et son parti, le Mouvement national pour la société de développement (MNSD), a remporté les élections législatives.

Détention sans jugement

En juillet, un procureur de l’armée a annoncé que plus de 230 soldats, qui avaient été arrêtés après la tentative de mutinerie de 2002, seraient jugés par un tribunal militaire. Cette information a entraîné un mouvement de protestation de la part des organisations de défense des droits humains, mais à la fin de l’année les soldats étaient toujours détenus, sans avoir été jugés.

Liberté d’expression

En janvier, Maman Abou, rédacteur en chef du Républicain, le plus grand journal de Niamey, a bénéficié en appel d’une libération assortie d’une mise à l’épreuve. Il avait été condamné au mois de novembre 2003 à six mois d’emprisonnement pour avoir publié des informations critiques à l’égard de certains membres du gouvernement.
En août, Moussa Kaka, correspondant de Radio France Internationale (RFI), a été interpellé et maintenu quatre jours en garde à vue à des fins d’interrogatoire pour avoir interviewé un rebelle présumé qui affirmait être responsable d’une attaque commise dans le nord du pays.
Au mois de décembre, la police a fait irruption dans les locaux où était imprimé l’hebdomadaire indépendant Le Témoin, à Niamey. Les autorités n’ont fourni aucune explication officielle à cette opération ; d’après la direction du journal, cependant, elle était peut-être liée à la publication d’une interview de quatre soldats et d’un gendarme qu’un mouvement d’opposition armé avait retenus pendant trois mois en otages.

Esclavage

Selon les informations reçues, des centaines de milliers de personnes continuaient à vivre dans des conditions d’esclavage, malgré l’adoption, en 2003, d’un nouveau Code pénal qui a fait de cette pratique un crime puni par la loi.

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