ESTONIE

Le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a rédigé un rapport sur l’Estonie. Il a relevé un certain nombre de sujets de préoccupation en matière de droits humains, notamment les violences contre les femmes.

République d’Estonie
CAPITALE : Tallinn
SUPERFICIE : 45 200 km²
POPULATION : 1,3 million
CHEF DE L’ÉTAT : Arnold Rüütel
CHEF DU GOUVERNEMENT : Juhan Parts
PEINE DE MORT : abolie
COUR PÉNALE INTERNATIONALE : Statut de Rome ratifié
CONVENTION SUR LES FEMMES : ratifiée
PROTOCOLE FACULTATIF À LA CONVENTION SUR LES FEMMES : non signé

Violences contre les femmes

D’après le rapport du commissaire aux droits de l’homme publié en février, les violences domestiques étaient toujours très répandues dans le pays. Seule une faible proportion des victimes ont signalé les faits à la police. Beaucoup gardaient le silence par crainte de représailles. En octobre 2003, au moment de la visite du commissaire, il n’existait dans le pays qu’un centre d’accueil pour les femmes isolées victimes de violences au foyer. Une autre structure recueillait les mères avec enfants. Selon le commissaire, la police et le parquet considéraient souvent la violence domestique comme une affaire privée et non comme un crime méritant une attention particulière. Le commissaire a donc recommandé aux autorités estoniennes de renforcer le cadre législatif permettant de combattre ces violences en veillant à ce que leur définition dans les textes de loi couvre aussi bien les aspects psychologiques que physiques, et en améliorant les dispositions relatives à la protection des victimes. Il leur a également recommandé de sensibiliser la police et l’appareil judiciaire à ces questions.
Le commissaire a salué l’adoption par le Parlement estonien, en décembre 2003, d’une loi élargissant le système de soutien aux victimes et augmentant le montant des réparations versées par l’État. Il a noté que les autorités avaient inscrit la lutte contre la violence domestique comme l’une des priorités en matière pénale pour 2004.

Traite de femmes

À l’intérieur du pays, la traite de femmes aux fins d’exploitation sexuelle continuait de susciter de vives préoccupations. Le commissaire a indiqué que, selon les autorités estoniennes, les chiffres de cette traite à l’étranger avaient baissé ces dernières années. Toutefois, il n’existait pas de statistiques officielles sur l’ampleur du trafic. Le commissaire a déclaré que des recherches et des analyses approfondies lui semblaient nécessaires pour résoudre efficacement le problème. Il a également souligné que l’aide et la protection dispensées aux victimes de la traite paraissaient insuffisantes. Face à ce constat, les autorités estoniennes ont déclaré qu’elles avaient organisé une table ronde nationale sur le sujet, notamment pour mettre en place un plan d’action contre la traite des êtres humains.

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