Saint-Kitts-et-Nevis

CHEF DE L’ÉTAT : Elizabeth II, représentée par Cuthbert Montraville Sebastian
CHEF DU GOUVERNEMENT : Denzil Llewellyn Douglas
PEINE DE MORT : maintenue
COUR PÉNALE INTERNATIONALE : Statut de Rome ratifié
CAPITALE : Basseterre
SUPERFICIE : 261 km²
ESPÉRANCE DE VIE  : 70 ans
TAUX D’ALPHABÉTISATION DES ADULTES : 97,8 %

Un moratoire sur les exécutions a été levé et un homme a été exécuté en décembre.

Peine de mort

Après dix ans de moratoire, les exécutions ont repris. Charles Elroy Laplace a été pendu le 19 décembre. Cet homme avait été condamné à mort le 30 mars 2006 pour le meurtre de sa femme, commis en 2004. Le Premier ministre a fait savoir que la Cour d’appel avait, le 29 octobre 2008, déclaré irrecevable un recours qui n’avait pas été déposé dans les délais prescrits. Il y a lieu de se demander si toutes les voies de recours disponibles ont été véritablement utilisées et si le prisonnier a pu faire valoir son droit à solliciter l’amnistie, la grâce ou une commutation de peine.
Lorsqu’il a annoncé l’exécution à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a qualifié la peine capitale de « mesure dissuadant les membres de la population d’ôter la vie à autrui ». La montée de la criminalité violente a rendu l’opinion publique plus favorable à la reprise des exécutions.
D’après les informations communiquées par la presse, huit prisonniers étaient encore sous le coup de la peine capitale dans le pays.
En décembre, Saint-Kitts-et-Nevis a voté contre la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies sur l’instauration d’un moratoire mondial sur les exécutions.

Documents d’Amnesty International

  • Saint-Kitts-et-Nevis. L’exécution qui a eu lieu est un acte scandaleux (AMR 59/001/2008).

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

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