Salomon

Le nombre de quartiers d’habitats précaires à Honiara, la capitale, s’est encore rapidement accru. Les autorités n’ont pas pris beaucoup de mesures pour fournir aux milliers d’habitants vivants là un accès suffisant à de l’eau salubre, à des installations sanitaires et à des services de santé. Les violences contre les femmes et les filles restaient très fréquentes dans tout le pays.

Îles Salomon
CHEF DE L’ÉTAT : Elizabeth II, représentée par Nathaniel Waena, remplacé par Frank Kabui le 7 juillet
CHEF DU GOUVERNEMENT : Derek Sikua
PEINE DE MORT : abolie
POPULATION : 0,5 million
ESPÉRANCE DE VIE : 65,8 ans
MORTALITÉ DES MOINS DE CINQ ANS (M/F) : 56 / 57 ‰
TAUX D’ALPHABÉTISATION DES ADULTES : 76,6 %

Droit à un logement convenable

À Honiara, plusieurs milliers de personnes vivaient dans des quartiers d’habitat spontané, qui se sont développés rapidement depuis les années 1980 et 1990 en raison de l’ampleur de l’exode rural et du chômage. Cette année encore, le gouvernement n’a pas eu la volonté, ou la capacité, d’améliorer la situation sanitaire et les conditions de vie des habitants de ces zones, ni de leur fournir des solutions de relogement.
Il n’a pas non plus agi contre le manque d’approvisionnement en eau dans les quartiers ayant surgi tout autour de la capitale, et des milliers de personnes ont continué de boire dans des cours d’eau contaminés. Dans d’autres quartiers, les habitants devaient souvent marcher plus d’un kilomètre chaque jour pour aller chercher de l’eau, à cause de l’absence d’infrastructure d’approvisionnement en eau et de réseau routier.
Beaucoup d’autres bidonvilles n’avaient pas d’électricité. De très nombreuses personnes n’avaient d’autre choix que de fouiller dans la décharge de Ranadi, à la périphérie d’Honiara, pour se nourrir et trouver des matériaux pour construire leurs logements. Les autorités n’ont pas pris de véritables mesures pour empêcher cette pratique et sensibiliser les personnes aux risques qu’elle représente pour leur santé et leur sécurité. Un grand nombre d’habitations étaient mal construites, à partir de morceaux de métal, de bois et de plastique. Dans certains quartiers, le manque de place obligeait les familles à partager à plusieurs des toilettes dont les conditions d’hygiène laissaient à désirer.

Violences contre les femmes et les filles

D’après une étude du secrétariat général de la Communauté du Pacifique (une organisation intergouvernementale régionale) financée par l’État et achevée en janvier, au moins 64 % des femmes âgées de 15 à 49 ans vivaient des violences au sein de leur foyer. En août, le gouvernement a utilisé ces observations pour élaborer un plan national de lutte contre la violence domestique dans le pays. Les résultats de l’étude ont été publiés en novembre.

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