BENIN

Le président Boni Yayi a été réélu en mars, sur fond de contestation par les partis d’opposition de la liste électorale permanente informatisée qui, selon eux, écartait une fraction significative de l’électorat. La hausse des prix des produits de base a généré une certaine agitation sociale. En mai et juin, des fonctionnaires qui réclamaient des augmentations de salaire se sont mis en grève.

RÉPUBLIQUE DU BÉNIN
Chef de l’État et du gouvernement : Thomas Boni Yayi
Peine de mort : abolie en pratique
Population : 9,1 millions
Espérance de vie : 56,1 ans
Mortalité des moins de cinq ans : 118 ‰
Taux d’alphabétisation des adultes : 41,7 %

Répression de la dissidence

En mars, les forces de sécurité ont dispersé des manifestations organisées par des opposants qui contestaient la réélection du président Boni Yayi. Certains d’entre eux, dont le parlementaire Raphaël Akotègnon, ont fait l’objet d’un bref placement en garde à vue.

Peine de mort

En août, le Bénin a franchi une étape importante sur la voie de l’abolition : l’Assemblée nationale a voté en faveur de la ratification du Deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques. À la fin de l’année, le processus de ratification était toujours en cours.

Conditions carcérales

Les prisons étaient toujours surpeuplées. Dans la prison de Cotonou, le nombre de prisonniers était six fois supérieur à la capacité de l’établissement, d’où des conditions de vie très éprouvantes pour les détenus. D’après les chiffres officiels, 99 % des 2 300 personnes incarcérées étaient en détention provisoire.

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