Bénin

Le gouvernement a tenté de réprimer les voix dissidentes tout au long d’une année marquée par des désaccords concernant la gouvernance et un projet de révision constitutionnelle. Le Bénin a ratifié le Deuxième protocole facultatif se rapportant au PIDCP, qui vise à abolir la peine de mort.

RÉPUBLIQUE DU BÉNIN
Chef de l’État : Thomas Boni Yayi
Chef du gouvernement : Pascal Koupaki

Liberté d’expression

*En septembre, les programmes de Canal 3, une chaîne de télévision privée, ont été interrompus pendant quelques jours après que Lionel Agbo, ancien conseiller du président Boni Yayi, eut accusé le chef d’État de corruption. La télévision d’État a invoqué le non-respect des règles de transmission pour justifier cette coupure. Lionel Agbo a été inculpé d’offense au chef de l’État. Il n’avait pas été jugé à la fin de l’année.

Conditions carcérales

Les prisons étaient toujours surpeuplées. Dans la prison de Cotonou, le nombre de prisonniers était six fois supérieur à la capacité de l’établissement, d’où des conditions de vie très éprouvantes pour les détenus. Selon les chiffres officiels, 97 % des quelque 2 250 personnes incarcérées se trouvaient en détention provisoire.

Peine de mort

En juillet, le Bénin a ratifié le Deuxième protocole facultatif se rapportant au PIDCP, qui vise à abolir la peine de mort. À la fin de l’année, le gouvernement n’avait pas encore promulgué les lois visant à supprimer totalement la peine capitale de la législation nationale.

Visites et documents d’Amnesty International

 Le Bénin adhère à un traité essentiel des Nations unies visant à abolir la peine de mort (AFR 14/001/2012).

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