Panama

Cette année, plusieurs personnes ont été tuées ou blessées lors de mouvements de protestation. Les autorités n’ont pas veillé à ce que des enquêtes efficaces soient menées ni à ce que les auteurs de ces homicides rendent des comptes. Quelques avancées limitées ont été constatées dans la mise en place de mécanismes visant à localiser et identifier les victimes de disparitions forcées.

RÉPUBLIQUE DU PANAMA
Chef de l’État et du gouvernement : Ricardo Martinelli

Utilisation excessive de la force

Le recours excessif à la force dont se seraient rendues coupables les forces de sécurité demeurait un motif de préoccupation.
 Deux indigènes ont été tués et 40 personnes, dont des policiers, blessées lors de manifestations organisées par les Ngöbes-Buglés en janvier et en février. Ce peuple indigène protestait contre des propositions de loi qui faciliteraient la mise en œuvre par des entreprises de projets hydroélectriques sur leurs terres ancestrales. Selon les informations reçues, la police a utilisé du gaz lacrymogène à proximité de centres de santé, et les personnes arrêtées n’ont pas été autorisées à se faire assister par un avocat. En février, le rapporteur spécial des Nations unies sur les droits des peuples autochtones a engagé le gouvernement à nouer un dialogue avec les Ngöbes-Buglés concernés, à enquêter sur les circonstances des deux homicides et à faire en sorte que les responsables rendent des comptes.
 Trois personnes, dont un garçon de neuf ans, auraient été tuées lors de manifestations en octobre contre le projet de vente de zones de libre-échange détenues par l’État dans la ville de Colón. La police a indiqué que plusieurs agents avaient été blessés par des balles, entre autres projectiles, tirées par des manifestants.

Impunité

Les initiatives visant à ce que les victimes de violations des droits humains commises sous les régimes militaires (1968-1989) obtiennent justice progressaient lentement. En janvier, le gouvernement a créé une Commission nationale spéciale chargée d’aider à localiser et à identifier les dépouilles de victimes de disparition forcée. Une Commission vérité, qui avait rendu un rapport en 2002, a estimé que 207 personnes avaient été soumises à une disparition forcée et tuées sous les gouvernements militaires.

Manuel Noriega, ancien dirigeant du Panama (1983-1989) extradé depuis la France en 2011, a été maintenu en détention toute l’année dans l’attente de son procès. Il a été inculpé de violations des droits humains, y compris d’exécutions extrajudiciaires.

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