Nouvelle Zélande

Les droits des demandeurs d’asile étaient menacés par un nouveau projet de loi. La pauvreté infantile demeurait élevée, touchant les peuples autochtones maoris et des îles du Pacifique de façon disproportionnée. Les violences faites aux femmes étaient toujours monnaie courante, mais les autorités n’ont pas recueilli suffisamment de données sur la nature des répercussions qu’elles avaient sur les femmes, en particulier sur celles appartenant à des minorités.

NOUVELLE-ZÉLANDE
Chef de l’État : Elizabeth II, représentée par Jerry Mateparae
Chef gouvernement : John Key

Évolutions législatives, constitutionnelles ou institutionnelles

Les dispositions constitutionnelles du pays continuaient d’être examinées dans le cadre d’un processus lancé par le gouvernement. Une série de questions étaient étudiées, dont celle de l’opportunité d’adopter une Constitution écrite. En octobre 2012, le Comité de révision constitutionnelle avait rencontré 56 organisations. Cependant, aucune consultation publique n’avait encore eu lieu à la fin de l’année.
En mai, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels [ONU] s’est inquiété de ce que ces droits n’étaient toujours pas incorporés dans la Loi de 1990 portant Charte des droits. Il a également souligné l’incapacité de la Nouvelle-Zélande à assurer une protection suffisante des droits des populations autochtones sur leurs terres, territoires, eaux et zones maritimes, entre autres ressources.

Droits des enfants

La pauvreté infantile demeurait élevée. D’après une étude publiée en août par le ministère du Développement social, près de 270 000 enfants vivaient dans la pauvreté. Environ 47 % de ces enfants appartenaient à des peuples maoris ou des îles du Pacifique.

Droits des femmes

En juillet, le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes [ONU] a examiné le rapport périodique remis par la Nouvelle-Zélande. Il s’est déclaré préoccupé par les nombreuses violences dont continuaient d’être victimes les femmes, des violences qui étaient en hausse. Le Comité a montré du doigt l’incapacité du pays à recueillir sur ce phénomène suffisamment de statistiques, en particulier sur les violences infligées aux femmes maories, aux migrantes et aux femmes souffrant d’un handicap.

Droits des lesbiennes, des gays et des personnes bisexuelles, transgenres ou intersexuées

En août, le projet de modification de la Loi relative au mariage (égalité) a recueilli la majorité lors d’une première lecture (sur trois au total), avec 80 voix pour et 40 contre. Ce texte visait à clarifier la définition du mariage telle qu’elle était inscrite dans la loi de 1955, et à autoriser le mariage entre deux personnes indépendamment de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. Il demeurait en instance à la fin de l’année.

Réfugiés et demandeurs d’asile

Le projet de modification de la Loi relative à l’immigration (arrivées massives) a été présenté devant le Parlement en avril. Ce texte prévoyait le placement en détention illimitée des demandeurs d’asile arrivant par la mer en groupes de plus de 10 personnes, ainsi que des restrictions en matière de regroupement familial et d’examen de leur situation par une autorité judiciaire. Il octroyait également aux autorités le pouvoir de suspendre le traitement des demandes d’asile. Le texte n’avait pas été adopté à la fin de l’année.

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