Écrire 12 PERSONNES ENCOURENT DE LOURDES PEINES DE PRISON

Douze personnes originaires du nord de la Thaïlande vont comparaître devant un tribunal militaire et encourent jusqu’à 22 ans d’emprisonnement pour leur participation présumée à la diffusion de milliers de lettres critiquant le projet de Constitution. Elles doivent comparaître devant le tribunal le 27 août.

Dans le cadre d’une série d’arrestations qui ont débuté le 26 juillet, les autorités thaïlandaises ont arrêté 12 personnes qui auraient participé à la distribution de lettres critiquant le projet de Constitution de la Thaïlande, adopté au lendemain du référendum national du 7 août. Les enquêteurs de la police affirment qu’ils ont saisi plus de 11 000 lettres dans le nord de la Thaïlande qui contenaient de fausses informations au sujet de la Constitution. Les prévenus ont été placés en détention militaire au 11e Cercle militaire à Bangkok après leur arrestation.

Le 2 août, les enquêteurs de la police ont informé les détenus qu’ils avaient ouvert une enquête pénale sur les violations présumées des dispositions du Code pénal concernant la sédition et l’association de malfaiteurs, ainsi que de la Loi relative au référendum, qui interdit tout langage « mensonger, agressif, grossier, choquant, menaçant ou incitant à la violence », visant à influencer le choix des électeurs. S’ils sont déclarés coupables, ils encourent chacun une peine pouvant aller jusqu’à 22 ans d’emprisonnement. Les autorités ont également confirmé que leur affaire serait examinée par un tribunal militaire à Chiang Mai, dans le nord de la Thaïlande. Les 12 accusés sont désormais détenus à la prison de Chiang Mai et à l’Institution correctionnelle pour femmes de Chiang Mai.

Il s’agit de : Boonlert Buranupakorn, Tasanee Buranupakorn, Tharntip Buranupakorn, Pairat Maichomphu, Khachen Jiakkhajorn, Atipong Khammoon, Kritkorn Paitaya, Aim-orn Dabsok, Supawadee Ngarm-muang, Kobkarn Sutika, Thewarat Rinta et Netithat Aphiratimai. Plusieurs sont des fonctionnaires provinciaux et municipaux ayant des liens avec le parti Pheu Thai, parti politique jouissant d’un fort soutien dans le nord de la Thaïlande, qui s’est opposé au projet de Constitution. L’un des accusés aurait perdu 10 kilos depuis son arrestation, suscitant de graves préoccupations quant à sa santé. Les 3 et 15 août, le tribunal militaire de Chiang Mai a placé les détenus en détention provisoire pendant 12 jours. Les autorités auraient arrêté d’autres personnes en lien avec des activités d’envoi de lettres et de distribution de documents hostiles à la Constitution.

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