Écrire 14 hommes risquent d’être exécutés à tout moment.

ACTION URGENTE
Arabie saoudite. 14 hommes risquent d’être exécutés à tout moment.
Quatorze hommes saoudiens risquent d’être exécutés à tout moment, leurs familles ayant appris le 23 juillet que la Cour suprême avait confirmé leur condamnation à mort. Ces hommes avaient été condamnés à mort le 1er juin 2016 à l’issue d’un procès d’une iniquité flagrante basé sur des « aveux » qui avaient, d’après eux, été obtenus sous la torture.
La Cour suprême de Riyadh a confirmé la condamnation à mort de Hussein al Rabi, Abdullah al Tureif, Hussein al Mosallem, Mohamed al Naser, Mustafa al Darwish, Fadel Labbad, Said al Sakafi, Salman al Qureish, Mujtaba al Suweyket, Munir al Adam, Abdullah al Asreeh, Ahmad al Darwish, Abdulaziz al Sahwi et Ahmad al Rabi. En raison du manque de transparence du système judiciaire saoudien, les proches de ces hommes n’ont appris que les condamnations à mort avaient été confirmées que lorsque les membres de la famille de certains des hommes ont réussi à contacter le Tribunal pénal spécial par téléphone le 23 juillet. Cela signifie que les 14 hommes pourraient être exécutés dès que le roi ratifiera les condamnations. Le processus de ratification est secret et peut avoir lieu à tout moment. Le 15 juillet, les 14 hommes avaient été transférés à Riyadh, la capitale, sans préavis.

Les 14 hommes avaient été condamnés à mort le 1er juin 2016, à l’issue du procès collectif d’une iniquité flagrante de 24 Saoudiens musulmans chiites. Ils ont été déclarés coupables d’actes violents liés à leur participation présumée à des manifestations contre le gouvernement organisées dans la province de l’Est, à majorité chiite, entre 2011 et 2012. Ils ont été déclarés coupables de plusieurs chefs d’accusation, parmi lesquels « rébellion armée contre le souverain » pour avoir notamment « participé à tirer sur des membres du personnel de sécurité et sur des véhicules de sécurité », « préparation et utilisation de cocktails Molotov », « vol et vol à main armée » et « incitation au désordre, et organisation et participation à des émeutes ».

Les documents de procédure indiquent que les 14 hommes ont été maintenus en détention provisoire pendant des périodes prolongées et que les hommes ont déclaré avoir été soumis à des actes de torture et d’autres mauvais traitements pendant leur interrogatoire dans le but de leur extorquer des « aveux ». Le juge n’a ordonné aucune enquête sur leurs allégations de torture. Le Tribunal pénal spécial semble avoir largement fondé sa décision sur ces « aveux ».

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