Écrire Des militaires risquent un nouveau procès

Le procès des militaires des Forces de défense du Lesotho (LDF) qui devaient être jugés en cour martiale pour mutinerie a été ajourné. Les hommes concernés craignent que, si la procédure juridique n’est pas respectée, une nouvelle cour martiale soit constituée, bien que la commission d’enquête de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ait conclu que la charge de mutinerie pesant sur eux était douteuse.
En août, au sommet des chefs d’État de la SADC tenu à Pretoria, le Premier ministre lésothan Thomas Thabane a fait part de l’intention de dissoudre la cour martiale chargée de l’affaire des 23 membres des LDF inculpés de mutinerie en 2015. Ces militaires, accusés d’avoir fomenté un complot pour renverser le commandement des LDF, ont été arrêtés entre mai et juin 2015. La charge de mutinerie est maintenue. Sept des 23 hommes concernés ont été placés en « détention ouverte », une forme de libération sous caution accordée par la justice militaire, le 1er mars 2017. Pendant leur détention à la prison de sécurité maximale de Maseru, certains ont signalé avoir été soumis à des actes de torture et d’autres mauvais traitements par les autorités militaires.
À la suite d’un entretien entre le Premier ministre Thabane, 11 des 23 inculpés et leurs avocats, qui s’est déroulé en septembre, les militaires ont déclaré que la dissolution de la cour martiale devrait les protéger légalement de toute poursuite ultérieure dans le cadre de la même affaire, en vertu de la section 100 (5) de la Loi de 1996 relative aux LDF. Pendant l’entretien, ils ont fait part de leurs inquiétudes quant au fait que, si la cour martiale était dissoute sans que la procédure ne soit respectée, ils se trouveraient alors privés du droit de comparaître devant un tribunal qui pourrait abandonner la charge de mutinerie. Ils ont ajouté que, faute de disposer de cette possibilité, ils seraient à la merci de nouvelles poursuites si une autre autorité décidait de constituer une cour martiale. Engager de nouvelles poursuites à l’égard de ces hommes irait à l’encontre du rapport de la commission d’enquête de la SADC, qui a relevé des anomalies relatives à la charge de mutinerie et l’a trouvée douteuse.
En septembre, 22 des 23 militaires ont adressé à l’État une pétition dans laquelle ils expliquaient que la dissolution de la cour martiale pourrait porter atteinte à leur droit d’obtenir réparation et demandaient, entre autres, leur libération pleine et entière.

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