Écrire Annulation de la sentence prononcée contre des journalistes

Plusieurs journalistes égyptiens condamnés à 25 ans de prison et un autre condamné à mort à l’issue d’un procès inique en avril dernier ont vu leur sentence annulée par la plus haute juridiction d’appel du pays.

Le 3 décembre 2015, la Cour de cassation de l’Égypte a annulé la sentence prononcée contre neuf journalistes. Les huit premiers avaient été sanctionnés de 25 ans d’emprisonnement pour « diffusion de fausses nouvelles », tandis que le dernier avait été condamné à mort pour avoir « créé des comités de médias pour diffuser de fausses informations » et « dirigé et financé un groupe interdit ». La Cour n’a pas encore communiqué la justification écrite de sa décision. Les journalistes n’ont pas encore été relâchés et attendent d’être à nouveau jugés devant le tribunal pénal qui, en avril dernier, les avait déclarés coupables, de même que des dirigeants des Frères musulmans, d’avoir prévu de semer « le chaos » en Égypte en diffusant « de fausses nouvelles » en août 2013, après que les forces de sécurité ont dispersé un sit-in de grande ampleur organisé par des partisans du président égyptien déchu Mohamed Morsi.

Les avocats de la défense ont fait état de plusieurs violations du droit à un procès équitable dans cette affaire. Ainsi, ils n’étaient pas présents lors de l’interrogatoire de leurs clients par le ministère public et de plusieurs audiences devant le tribunal pénal, auxquelles les accusés eux-mêmes n’ont pas assisté. Ils ont ajouté que leurs clients avaient été placés dans une cage de verre dans le tribunal, les empêchant d’entendre quoi que ce soit.
La décision du tribunal pénal se reposait essentiellement sur les enquêtes menées par les agents de la Sûreté nationale, qui ne s’appuyaient sur aucun élément matériel.

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