Écrire Arrestation de trois militants avant une date marquante

Taher Mokhtar et deux autres militants ont été arrêtés au Caire le 14 janvier, à l’approche du cinquième anniversaire de la « révolution du 25 janvier ». Ils sont accusés d’avoir été en « possession de dépliants appelant à renverser le régime » et d’autres infractions. Leur détention provisoire a été prolongée de 15 jours le 17 janvier.

Taher Mokhtar, membre du Syndicat des médecins égyptiens qui surveille l’état de santé des détenus, Hossameldine Hammad, programmeur informatique, et Ahmed Mohamed Hassan, étudiant en droit, ont été arrêtés le 14 janvier à leur appartement, dans le centre du Caire, par des policiers en civil. Ils sont détenus depuis lors au poste de police d’Abdine. Ils sont notamment accusés de « possession de dépliants appelant à modifier la Constitution et à renverser le régime », d’« incitation à manifester » et de « participation à des manifestations et des violences depuis le 25 janvier 2011 ».

Selon leur représentant juridique, les agents de la sécurité nationale les ont d’abord interrogés pendant neuf heures au poste de police d’Abdine sans qu’un avocat ne soit présent. Les autorités renforcent actuellement la sécurité sur l’ensemble du territoire à l’approche du cinquième anniversaire de la « révolution du 25 janvier ».

Les trois hommes concernés ont été auditionnés le 15 janvier par le parquet d’Abdine. Leur garde à vue avait déjà duré quatre jours lorsqu’elle a été prolongée de 15 jours, le 17 janvier. Selon leur avocat, un rapport de la sécurité nationale daté du 13 janvier indique que trois personnes diffusaient certaines idées et s’appuyaient sur les actes isolés de certains policiers pour inciter la population à manifester à l’occasion du 25 janvier. Les pièces à conviction présentées jusqu’à présent sont un voltmètre, une boîte de composants électroniques, des ordinateurs, des téléphones portables, des documents du syndicat (dont un intitulé La négligence médicale en prison est une infraction et d’autres appelant à réformer le secteur de la santé) et des notes manuscrites contenant des mots ou des phrases comme « pacifique », « coup d’État militaire » ou « nous observons, nous ne partirons pas ».

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