Écrire Aucune solution sûre n’est proposée aux réfugies après la « fermeture » d’un camp de l’ile de Manus

Les services de base ont été retirés du centre de détention de l’île de Manus le 31 octobre, ce qui suscite de graves inquiétudes pour la santé et la sécurité de centaines de réfugiés. En plus d’avoir un accès limité à la nourriture, à l’eau, à l’électricité et aux soins médicaux, ces réfugiés et demandeurs d’asile sont exposés à des violences de la part de la population locale et des forces de sécurité de Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Le 31 octobre, le gouvernement australien a retiré tout le personnel et tous les services du centre de détention de l’île de Manus, où des réfugiés et des demandeurs d’asile souffrent depuis presque cinq ans de la politique cruelle et illégale de traitement hors de ses frontières mise en œuvre par l’Australie. Plus de 600 personnes sont concernées et ont reçu l’ordre de se rendre dans des « centres de transit » qui sont trop petits et manquent de structures médicales et de mesures de sécurité adaptées.
Des centaines de réfugiés et de demandeurs d’asile vivant dans le centre de détention actuel ont déclaré qu’ils résisteraient au transfert car ils craignent pour leur sécurité. Des réfugiés ont déjà été attaqués par des habitants dans la ville de Lorengau, parfois armés de machettes, et plusieurs personnes ont été gravement blessées. Les autorités de Papouasie-Nouvelle-Guinée et d’Australie n’ont pas pris les mesures nécessaires pour protéger les réfugiés contre ces violences.
Au cours de la dernière semaine d’octobre, des réfugiés et des demandeurs d’asile ont reçu des médicaments en vrac qui doivent leur suffire pour un mois. Depuis, deux problèmes médicaux ont été signalés à Amnesty International – un cas de crise d’épilepsie et un cas de tentative d’automutilation – et aucune aide médicale n’a été fournie.
Depuis le 31 octobre, le centre n’est plus approvisionné en eau, en nourriture et en électricité et les hommes ont dû creuser le sol pour trouver de l’eau et recueillir l’eau de pluie dans des poubelles car leurs réserves d’eau s’épuisent. Le grave manque d’accès à des soins médicaux et la détérioration rapide des conditions sanitaires soulèvent de graves inquiétudes pour leur santé et leur bien-être.

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