Écrire Campagne de dénigrement contre des défenseurs de l’environnement.

Les membres du Centre d’action juridique, environnementale et sociale du Guatemala (CALAS) sont la cible d’une campagne de diffamation depuis qu’ils ont contesté en justice la licence de la compagnie minière San Rafael. Le 5 juillet, la Cour suprême a averti qu’elle suspendrait provisoirement la licence de la compagnie. Les membres du CALAS risquent d’être victimes de nouvelles attaques.
Une nouvelle campagne de dénigrement visant les membres du Centre d’action juridique, environnementale et sociale du Guatemala (Centro de Acción Legal, Ambiental y Social de Guatemala, CALAS) a été lancée. Ils sont traités d’« opposants » et de « manipulateurs » depuis qu’ils ont contesté la licence de la compagnie minière San Rafael, à San Rafael Las Flores, dans le sud-ouest du Guatemala. Au cours des jours précédents, des personnes protestant pacifiquement contre la mine d’El Escobal à Casillas, à San Rafael Las Flores, ont reçu des gaz lacrymogènes et ont été dispersées par la police antiémeutes. Le 29 juin, des fournisseurs de la compagnie minière San Rafael ont signé des encarts payés dans un journal national et régional, qui usaient d’un langage stigmatisant contre le CALAS. Ils s’adressaient aux magistrats de la Cour suprême en ces termes : « Les fournisseurs de la compagnie minière San Rafael subissent depuis plusieurs semaines le blocus que prônent des habitants de Casillas... Les actions du CALAS sont irresponsables parce qu’ils n’ont pas consulté la communauté qu’ils mettent en péril et qu’ils affirment représenter, pas plus qu’ils n’ont consulté les ouvriers de la compagnie minière San Rafael et leurs familles. Le ressentiment à l’égard des voisins de Casillas grandit. Ils rejettent à tort la faute sur la compagnie minière San Rafael pour les tremblements et les séismes, alors que les autorités ont déjà expliqué qu’il s’agit d’un phénomène naturel... Nous demandons [aux magistrats] d’examiner leur conscience et d’éviter le conflit social, de ne pas nuire à nos entreprises, nos employés ni leurs familles. Au contraire, nous [leur] demandons de promouvoir l’harmonie sociale et de rejeter l’amparo (requête visant à protéger les droits fondamentaux) irresponsable déposé par l’organisation de défense de l’environnement. »
Le 5 juillet, l’Association industrielle du Guatemala a publié un autre encart payé dans des journaux nationaux, indiquant que « divers collectifs, associations et individus qui ne représentent pas les peuples autochtones guatémaltèques, ont utilisé l’amparo dans le seul but de suspendre les projets d’investissement et de développement national… Les actions susmentionnées ont, en conséquence, un effet conflictuel accru et manipulateur, notamment dans les zones rurales. » Ce même jour, les fournisseurs et les ouvriers de la mine d’El Escobal qui manifestaient en soutien à la mine ont qualifié le directeur du CALAS Yuri Melini d’« opposant à leurs droits » et déclaré que le CALAS « pollue les esprits [de la communauté] avec ses mensonges ». La Cour suprême a ordonné la suspension provisoire de la licence de la compagnie minière le 5 juillet. La situation à San Rafael demeure très tendue et pourrait favoriser d’autres attaques contre les membres du CALAS.

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