Écrire Cinq militants condamnés à deux années de prison

Le 30 décembre, cinq militants, dont le chirurgien Ahmed Said, doivent comparaître en appel devant un tribunal du Caire. Le 13 décembre, moins d’un mois après leur arrestation, ils avaient été condamnés à deux ans d’emprisonnement sur la base d’accusations forgées de toutes pièces.

Cinq militants, dont le chirurgien Ahmed Mohamed Said, doivent comparaître le 30 décembre devant la chambre d’appel du tribunal correctionnel d’Abdeen, au Caire. Ils ont interjeté appel de la déclaration de culpabilité et de la peine qui leur a été infligée par ce même tribunal le 13 décembre, moins d’un mois après leur arrestation. Les autres accusés sont Mostafa Ibrahim Mohamed Ahmed, Karim Khaled Fathy, Mohamed Abdel Hamid et Gamila Seryel Dain. Certaines des charges retenues à leur encontre, comme le fait de se réunir sans autorisation, enfreignent des droits humains protégés internationalement, tandis que d’autres, comme le fait de perturber la circulation (pour laquelle ils ont été condamnés), sont dénuées de tout fondement.

Sur ces cinq militants, quatre ont été arrêtés le 19 novembre, quatrième anniversaire des heurts de Mohamed Mahmoud. Mohamed Mahmoud est une rue de la capitale égyptienne, située tout près de la place Tahrir et où des affrontements entre des manifestants et la police ont fait 51 morts en six jours, à partir du 19 novembre 2011. Le chirurgien Ahmed Said se trouvait alors sur les lieux, soignant les manifestants blessés. À l’occasion du quatrième anniversaire de ces échauffourées, des Égyptiens se sont rassemblés sur le pont du 6-Octobre pour rendre hommage aux personnes décédées. Ce jour-là, 13 militants, dont quatre des accusés condamnés à deux ans de prison, ont été arrêtés en divers lieux du Caire. Gamila Seryel Dain a été interpellée le 22 novembre alors qu’elle apportait de quoi manger aux détenus, a indiqué sa famille à Amnesty International.

Le 8 décembre, Ahmed Said a entamé une grève de la faim partielle (absorption de liquides, mais pas d’alimentation solide). Sa famille a déclaré qu’il avait été torturé le jour de son arrestation, pendant qu’on l’interrogeait à la prison d’Abdeen (Caire). Les menottes au poignet et les yeux bandés, il a été battu, a reçu des décharges électriques et a été brûlé à la main avec des cigarettes. Mostafa Ibrahim, en grève de la faim partielle, s’est lui aussi vu infliger des brûlures de cigarettes à la main, a expliqué sa famille. Les quatre hommes sont détenus à la prison du 15-Mai au Caire, tandis que Gamila Seryel Dain est incarcérée à la prison d’Abdeen, car il n’y a pas de quartier de détention de femmes à la prison du 15-Mai. Les familles des quatre hommes et leurs avocats n’ont pas pu les voir depuis leur transfert le 14 décembre.

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