Écrire Condamnation d’un chef de file de l’opposition confirmée, et peine de prison alourdie

La condamnation du cheikh Ali Salman, un chef de file de l’opposition, a été confirmée et la durée de sa peine de prison a été augmentée de quatre à neuf ans par la Cour d’appel de Manama, le 30 mai. Cet homme est un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir critiqué de manière pacifique le gouvernement de Bahreïn.

Le 30 mai, la Cour d’appel de Manama, la capitale de Bahreïn, a confirmé la condamnation du cheikh Ali Salman, un chef de file de l’opposition, et a augmenté la durée de sa peine de prison de quatre à neuf ans, annulant ainsi son acquittement pour les accusations d’« incitation à promouvoir la réforme du système politique par la force, la menace ou d’autres moyens illégaux ». Son procès en appel était en cours depuis huit mois et a été entaché d’irrégularités. Ali Salman fera appel de sa condamnation devant la Cour de cassation.

Ali Salman, secrétaire général du principal parti d’opposition de Bahreïn, la Société islamique nationale Al Wefaq, avait dans un premier temps été condamné le 16 juin 2015 par la Haute Cour criminelle de Manama, à l’issue d’un procès inique, à quatre ans de prison pour plusieurs accusations, parmi lesquelles « insultes publiques envers le ministère de l’Intérieur » et « appel public à enfreindre la loi ». Le tribunal l’avait acquitté du chef d’accusation d’« incitation à promouvoir la réforme du système politique par la force, la menace ou d’autres moyens illégaux », décision dont le parquet a fait appel.

Ces accusations sont liées à des discours qu’il a prononcés en 2012 et 2014, notamment lors de l’assemblée générale de son parti, au cours de laquelle il a réaffirmé que l’opposition était déterminée à prendre le pouvoir à Bahreïn par des moyens pacifiques, afin de mettre en œuvre les réformes réclamées par la population lors du soulèvement de 2011 et d’amener les responsables présumés de violations des droits humains à rendre des comptes. Il a également souligné le besoin d’égalité pour tous les Bahreïnites.

En septembre 2015, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a appelé les autorités bahreïnites à libérer Ali Salman immédiatement et à lui accorder des réparations satisfaisantes.

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