Écrire Couvre-feu jour et nuit pour une durée indeterminée, plus de 200 000 personnes en danger

Un couvre-feu est en vigueur jour et nuit depuis le 11 décembre dans le district de Sur, à Diyarbak ?r, et depuis le 14 décembre à Cizre et Silopi, dans la province de ??rnak (sud-est de la Turquie). Pendant ce temps, la police et l’armée mènent des opérations contre le Mouvement de la jeunesse patriotique révolutionnaire, un groupe armé. Plus de 200 000 personnes vivent dans les zones concernées ; certaines n’ont pas accès à la nourriture ni aux soins, outre les graves pénuries d’eau et d’électricité. Plus de 70 civils et au moins sept militaires et policiers auraient été tués.

Les villes de Cizre et Silopi (province de ??rnak) sont soumises à un couvre-feu depuis le 14 décembre car les forces de sécurité ont lancé des opérations contre le Mouvement de la jeunesse patriotique révolutionnaire (YDG-H), un groupe armé affilié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Des avocats et des militants locaux ont expliqué à Amnesty International que plus de 40 personnes, dont des femmes, des enfants et des personnes âgées, avaient été abattues par des tireurs d’élite des forces de sécurité à Cizre depuis l’instauration du couvre-feu. Les habitants de Silopi ont signalé 25 décès, notamment de femmes et d’enfants. Un avocat turc a indiqué que le corps de Taybet ?nan, une femme de 56 ans abattue par un tireur d’élite, était resté sept jours dans la rue avant que la famille ne le retrouve.

Dans le district de Sur, à Diyarbak ?r, six quartiers sont soumis à un couvre-feu depuis le 11 décembre. Des avocats ont signalé que 13 habitants au moins avaient été tués. Environ la moitié des habitants du district se seraient réfugiés dans des quartiers voisins, où le couvre-feu n’est pas en vigueur. Les manifestations et les veillées organisées chaque jour hors des zones sous couvre-feu sont régulièrement dispersées par la police au moyen de gaz lacrymogène et de canons à eau, et des protestataires sont arrêtés.

Dans toutes les zones sous couvre-feu, de nombreux habitants doivent faire face à de graves pénuries d’eau et d’électricité et ne peuvent quitter leur domicile pour se procurer des aliments de base. Ceux qui ont besoin de soins médicaux ne peuvent se rendre dans d’autres quartiers pour en bénéficier. Il arrive parfois que les ambulances ne parviennent pas à entrer dans les zones sous couvre-feu en raison des conditions de sécurité ou parce que les services de sécurité leur en refusent l’accès.

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