Écrire Craintes pour la santé d’un militant soudanais détenu

La famille du militant soudanais Husham Ali Mohammad Ali a reçu des informations troublantes indiquant que cet homme aurait été blessé en détention. Le Service national de la sûreté et du renseignement (NISS) a arrêté Husham Ali Mohammad Ali à son arrivée au Soudan, le 29 mai. Il interdit à sa famille et à son avocat de lui rendre visite. Amnesty International considère cet homme comme un prisonnier d’opinion, détenu seulement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression.

Amnesty International a recueilli des renseignements crédibles au sujet de l’état de santé de Husham Ali Mohammad Ali. La famille de ce militant a déclaré avoir reçu des informations selon lesquelles il aurait été blessé à la tête, ce qui aurait entraîné une paralysie et une incapacité de parler. Cependant, on ignore ce qui a causé ces blessures. Depuis le placement en détention de Husham Ali Mohammad Ali, le NISS refuse systématiquement les visites de ses proches et de ses avocats. Cette absence de contacts avec le monde extérieur augmente le risque de torture et d’autres mauvais traitements pour Husham Ali Mohammad Ali.

Husham Ali, de nationalité soudanaise, est comptable indépendant en Arabie saoudite, où il réside depuis 2010. Militant de l’opposition au Soudan pendant de nombreuses années, il a continué à contribuer à divers forums en ligne après s’être installé en Arabie saoudite, et soutient par ailleurs des organisations caritatives au Soudan. Après la campagne de répression menée par le gouvernement soudanais contre la société civile en 2013, il est devenu plus actif en ligne et a écrit divers billets de blog et articles dénonçant la corruption. Il a également publié des informations sur la torture en détention par les autorités soudanaises, et exprimé sur sa page Facebook son soutien à la campagne de désobéissance civile de novembre et décembre 2016 au Soudan.

Ce militant de 46 ans a été arrêté le 18 novembre 2017 dans son appartement de Djedda (Arabie saoudite). Il a été détenu au secret et placé à l’isolement depuis le moment de son arrestation jusqu’au début du mois de janvier 2018, lorsqu’il a été transféré dans une cellule avec d’autres détenus. Durant cette période, il a subi plusieurs interrogatoires concernant son militantisme et l’administration pénitentiaire lui a affirmé qu’il avait été arrêté à la demande des autorités soudanaises. Le 6 mars 2018, il a été transféré de la prison de Dhaban au centre de détention de Shumaisi, un établissement géré par les services de l’immigration, aux abords de Djedda. Il a été renvoyé de force au Soudan le 29 mai 2018 et arrêté par le NISS à son arrivée à Khartoum.

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