Écrire Des centaines de personnes bloquées à la frontière entre le Mexique et le Guatemala

Environ 400 personnes originaires de zones rurales du Guatemala sont bloquées à la frontière entre le Mexique et le Guatemala dans des abris de fortune et des tentes, sans approvisionnement adéquat en eau, en nourriture et en médicaments, après qu’une décision de la justice guatémaltèque autorisant leur expulsion a été mise en œuvre. Des nourrissons, des enfants et des personnes âgées sont malades ; certains souffrent notamment de diarrhées et de fièvre, et l’accès à l’aide humanitaire est insuffisant.
Le 2 juin, environ 400 personnes (quelque 70 familles avec de nombreux enfants) de la localité de Laguna Larga, dans le département du Petén au Guatemala, sont arrivées le long de la frontière entre le Mexique et le Guatemala. Elles avaient quitté les terres où elles vivaient, quelques heures avant que plus d’un millier d’agents des forces de sécurité guatémaltèques ne procèdent à une expulsion de masse à la suite d’une décision de justice rendue par un juge de San Andrés, dans le département du Petén. Les habitants de cette localité ont voyagé à pied jusqu’au Mexique pendant une journée au moins au travers d’une jungle éloignée de tout. Ils sont arrivés le 2 juin et ont établi un camp improvisé du côté mexicain de la frontière avec le Guatemala, non loin de La Candelaria (État de Campeche). Particulièrement surveillée par l’armée, cette zone frontalière est également fréquentée par divers réseaux de traite des êtres humains et de trafiquants de drogue actifs dans la région. Les autorités mexicaines de l’Institut national des migrations (Instituto Nacional de Migración, INM) se sont rendues sur place et ont fourni des produits de première nécessité, mais elles doivent désormais répondre de manière adaptée à la crise actuelle.
L’ordre d’expulsion a été émis dans le contexte d’un conflit foncier de longue date qui affecte plusieurs communautés dans le parc national Tigre. Amnesty International a été informée qu’une autre expulsion devait avoir lieu incessamment sous peu dans la localité voisine de Sacrificio El Reloj. Celle-ci concernerait quelque 200 personnes. Une autre expulsion est en outre prévue à La Mestiza de la Laguna del Tigre le 14 juin. Cette dernière pourrait affecter des dizaines d’autres familles et les contraindre à rejoindre les camps de fortune se trouvant à la frontière dans les semaines à venir. Un dialogue a récemment été établi entre les autorités guatémaltèques et les communautés concernées, mais d’après des membres de ces communautés et leurs représentants, leurs propositions pour résoudre le problème n’ont pas été prises en compte. Les discussions sont actuellement dans l’impasse.

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