Écrire Des défenseurs des droits humains condamnés à 10 ans de prison

Les défenseurs des droits humains Emmanuel Nshimirimana, Aimé Constant Gatore et Marius Nizigiyimana ont été condamnés à 10 ans d’emprisonnement le 8 mars. Ils sont membres de l’organisation non gouvernementale burundaise Paroles et action pour le réveil des consciences et l’évolution des mentalités (PARCEM). Ils faisaient l’objet de poursuites pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’État » et faux et usage de faux. Amnesty International les considère comme des prisonniers d’opinion.

Un tribunal du Burundi a condamné Emmanuel Nshimirimana, Aimé Constant Gatore et Marius Nizigiyimana, tous trois défenseurs des droits humains, à 10 ans d’emprisonnement le 8 mars. Leur condamnation a été prononcée en l’absence de leurs avocats et de leur organisation. Leurs avocats ont depuis fait appel de cette décision.

Les trois hommes ont été déclarés coupables du chef d’accusation d’« atteinte à la sûreté intérieure de l’État » et acquittés du chef d’accusation de faux et usage de faux. Ils étaient accusés d’avoir recruté de jeunes membres de partis d’opposition en tant que lanceurs d’alerte pour dénoncer les violations des droits humains, mais aucun membre des Imbonerakure, qui auraient témoigné en faveur du gouvernement. Les Imbonerakure sont la branche jeunesse du parti au pouvoir. Cependant, les trois défenseurs des droits humains ont déclaré qu’ils avaient sélectionné ces jeunes dans le cadre de la préparation d’un atelier organisé par PARCEM qui réunirait des jeunes militants de différents partis politiques, y compris des représentants du parti au pouvoir.

Emmanuel Nshimirima, le représentant de PARCEM pour la province de Muramvya, avait été arrêté le 17 juin 2017, et Aimé Constant Gatore et Marius Nizigiyimana, points focaux locaux de PARCEM dans la même province, le 13 juin 2017. Leur procès s’est ouvert le 1er décembre 2018.
Amnesty International considère qu’Emmanuel Nshimirimana, Aimé Constant Gatore et Marius Nizigiyimana ont été condamnés uniquement en raison de leur travail de défense des droits humains et qu’il s’agit par conséquent de prisonniers d’opinion.

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