Écrire DES DEMANDEURS D’ASILE ET DES RÉFUGIÉS RISQUENT D’ÊTRE EXPULSÉS

Au cours du dernier mois, les autorités de Djibouti ont arrêté et placé en détention plusieurs centaines de demandeurs d’asile et de réfugiés éthiopiens en vue de les renvoyer dans leur pays d’origine. Ceux-ci risquent d’être victimes de torture et d’autres mauvais traitements s’ils rentrent en Éthiopie.

Depuis un mois, Amnesty International reçoit des informations fiables indiquant que la police de Djibouti a arrêté et placé en détention plusieurs centaines de demandeurs d’asile et de réfugiés éthiopiens amharas et oromos en vue de les renvoyer en Éthiopie. Les autorités djiboutiennes continuent d’expulser quotidiennement sans autre forme de procès des demandeurs d’asile et des réfugiés éthiopiens.

La procédure d’enregistrement des demandeurs d’asile souhaitant obtenir le statut de réfugié à Djibouti est très lente, ce qui provoque des retards qui les empêchent bien souvent de se faire enregistrer en tant que réfugiés. Par conséquent, de nombreuses personnes sollicitant l’asile dans ce pays ne disposent pas de documents attestant de leur droit d’y séjourner jusqu’à ce que leur demande d’asile soit traitée.
Le nombre d’expulsions a brusquement augmenté après le week-end du 7 au 8 août, lors duquel des manifestations de grande ampleur ont eu lieu en Éthiopie dans les régions Oromo et Amhara. La réponse violente de la police aux manifestations survenues dans la région éthiopienne d’Oromia en novembre 2015 a poussé de nombreux Oromos à quitter l’Éthiopie. Le gouvernement éthiopien a souvent accusé ses ressortissants établis en dehors du pays d’avoir organisé ces manifestations.
Les demandeurs d’asile et les réfugiés d’origine éthiopienne courent un risque réel de torture et d’autres mauvais traitements s’ils retournent dans leur pays. Leur expulsion viole non seulement le principe de « non-refoulement » (qui interdit de transférer une personne dans un lieu où elle risquerait de subir des persécutions ou d’autres graves violations des droits humains), mais également leur droit de contester leur renvoi forcé pour des motifs liés aux droits humains.

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