Écrire Des étudiants arrêtés après une manifestation

Huit étudiants et trois membres de la section estudiantine d’un parti politique sont détenus à Lucknow (Uttar Pradesh) depuis le 7 juin. Ces étudiants ont participé à une manifestation contre l’université de la ville et le Premier ministre de l’État : arborant des drapeaux noirs, ils ont tenté de faire barrage au convoi de ce dernier. Un tribunal local a refusé de les libérer sous caution.

Huit étudiants de l’université de Lucknow et des membres de la section estudiantine du Parti samajwadi « Chatra Sabha » – Mahendra Yadav, Vineet Kumar Kushwah et Ashok Kumar Prabhat – ont été arrêtés et placés en détention le 7 juin. Ils avaient participé à une manifestation contre les dépenses déraisonnables de l’université de Lucknow et la participation du Premier ministre de l’Uttar Pradesh à un événement organisé par l’établissement. Le Parti samajwadi « Chatra Sabha » affirme que l’administration de l’université avait refusé de débloquer des fonds pour des programmes pédagogiques alors qu’elle avait financé la promotion de la politique clivante du nouveau gouvernement arrivé par les urnes.

Les étudiants, qui arboraient des drapeaux noirs, se sont postés devant l’université et ont tenté de faire barrage au convoi du Premier ministre.
Ils sont accusés de plusieurs infractions, notamment de rassemblement illégal, d’émeute, d’agression ou de recours à la force à l’encontre d’un fonctionnaire, et d’intimidation. S’ils sont déclarés coupables, ils risquent jusqu’à trois ans d’emprisonnement. Le 10 juin, un tribunal local a refusé de les libérer sous caution, au motif que les infractions dont ils sont accusés sont graves. Ils ont été placés en détention provisoire jusqu’au 24 juin.

Satwant Singh, Nitin Raj, Pooja Shukla, Anil Kumar Yadav, Ankit Kumar Singh, Rakesh Kumar, Madhurya Singh et Apoorva Verma ont été exclus temporairement de l’université de Lucknow, où ils font leurs études.

En Inde, depuis quelques années, les atteintes à la liberté d’expression sont de plus en plus courantes au sein des universités. En février 2016, trois étudiants de l’université Jawaharlal Nehru de Delhi ont été arrêtés pour sédition parce qu’ils auraient scandé des slogans hostiles à l’Inde. En mars 2016, des étudiants et des enseignants de l’université centrale d’Hyderabad ont été agressés par la police et arrêtés pour avoir manifesté contre le retour de l’ancien président de l’établissement, qu’ils tiennent pour responsables du suicide d’un jeune chercheur dalit.

Au cours des derniers mois, plusieurs manifestations organisées par des étudiants autour de questions relatives aux droits humains ont été annulées par la direction de l’université à la suite de menaces et de violences de la part d’Akhil Bharatiya Vidyarthi Parishad, un groupe étudiant affilié à l’organisation nationaliste hindoue Rashtriya Swayamsevak Sangh.

J'agis

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en anglais, en hindi ou dans votre propre langue :

 demandez la libération immédiate et inconditionnelle de tous les étudiants arrêtés, détenus uniquement pour avoir exercé leurs droits aux libertés d’expression et de réunion pacifique, et l’abandon de toutes les charges retenues contre eux ;

 en attendant leur libération, appelez les autorités à veiller à ce que ces personnes soient protégées de la torture et des autres formes de mauvais traitements ;

 exhortez-les à respecter et à protéger les droits de tous les habitants de l’État aux libertés d’expression et de réunion pacifique.


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