Écrire Des étudiants arrêtés pour avoir manifesté contre la guerre

Onze étudiants de l’Université du Bosphore (Boğaziçi) à Istanbul, qui avaient participé à une petite manifestation pacifique sur le campus le 19 mars contre l’opération menée par l’armée turque à Afrin, en Syrie, ont été arrêtés et se trouvent en garde à vue. Des représentants du gouvernement les ont qualifiés de « terroristes ». Ils risquent d’être poursuivis au titre des lois antiterroristes et expulsés de l’université.

Au moins 11 étudiants de l’Université du Bosphore, à Istanbul, ont été placés en garde à vue, accusés de « propagande pour une organisation terroriste », parce qu’ils ont organisé une manifestation pacifique sur le campus, le 19 mars, contre l’opération militaire turque à Afrin, en Syrie. Ils sont détenus au poste de police de Gayrettepe, dans la municipalité de Beşiktaş. Six étudiants ont été arrêtés chez eux et dans des résidences universitaires, puis placés en garde à vue le 22 mars. Le 23 mars, un autre étudiant a été arrêté sur le campus. Le 24 mars, trois de ces setp étudiants ont été relâchés, mais le lendemain, trois autres ont été placés en garde à vue.

Le 26 mars, un autre étudiant, absent lorsque la police avait effectué une descente chez lui, s’est présenté au poste et a été placé en garde à vue, tandis que trois autres étaient interpellés sur le campus. Onze étudiants au total se trouvent en garde à vue. Leur avocat a déclaré à Amnesty International qu’ils allaient sans doute être interrogés par la police dans les prochains jours, avant d’être présentés au procureur. Ils risquent d’être poursuivis au titre des lois antiterroristes et expulsés de l’université.

Un autre groupe de sept étudiants, contestant pacifiquement ces arrestations, ont été détenus pendant huit heures le 22 mars et auraient subi des mauvais traitements, dont des sévices sexuels. L’un d’entre eux a eu le nez cassé.

Ces arrestations ont fait suite à des déclarations incendiaires et préjudiciables de porte-parole du gouvernement, et notamment du président Erdogan, qui ont parlé d’« étudiants terroristes ».

L’opposition pacifique des étudiants placés en garde à vue à la campagne militaire turque en Syrie est protégée par les droits à la liberté de réunion pacfique et d’expression, que garantissent le droit turc et le droit international.

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