Écrire Des étudiants libérés affirment avoir été torturés

Le 6 juin, un tribunal d’Istanbul a ordonné la libération de 14 étudiants de l’Université du Bosphore (Boğaziçi), placés en détention provisoire pour des accusations de « propagande pour une organisation terroriste » parce qu’ils avaient manifesté contre l’opération militaire menée par la Turquie à Afrin, en Syrie. Leurs allégations de torture et d’autres mauvais traitements doivent faire l’objet d’enquêtes.
Le 6 juin 2018, la cour pénale spéciale n° 32 d’Istanbul a ordonné la libération conditionnelle de 14 étudiants de l’Université du Bosphore (Boğaziçi) lors de la première audience de leur procès. Ils avaient été placés en détention provisoire à différentes dates début avril et courant mai et comptent parmi 22 étudiants inculpés de « propagande pour une organisation terroriste ». Ces 22 étudiants, sauf un, sont soumis à une interdiction de voyager. Selon leurs avocats, 10 autres étudiants font l’objet de mandats d’arrêt et de poursuites distinctes pour avoir participé à cette même manifestation le 19 mars contre l’opération militaire turque à Afrin.
Dans leurs déclarations, trois étudiants ont affirmé au tribunal avoir été soumis à la torture et à d’autres mauvais traitements au moment de leur arrestation et pendant leur garde à vue, et ont demandé que ces allégations fassent l’objet d’une enquête pénale. D’après ces étudiants, des policiers les ont traînés au sol, leur ont tordu les bras, ont menacé de leur casser les bras, leur ont cogné la tête contre les vitres des véhicules de police et leur ont asséné des coups de pied et de poing. Dans sa décision provisoire, le tribunal a rejeté la requête des étudiants concernant une enquête pénale, faisant valoir que « les actes présumés se seraient déroulés avant le début des poursuites et n’ont pas eu lieu devant le tribunal, [et donc] celui-ci n’ayant pas observé ces faits, les étudiants peuvent porter plainte eux-mêmes ».
En participant à la manifestation, les étudiants ont exercé leurs droits à la liberté de réunion pacifique et d’expression, que garantissent le droit turc et le droit international. En outre, le droit turc et le droit international prohibent strictement la torture et les mauvais traitements.

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