Écrire Des familles roms vont être relocalisées sur un terrain vague

Environ 300 Roms vivant dans le camp de Masseria del Pozzo, à Naples, dans le sud de l’Italie, risquent à tout moment d’être déplacés vers des logements inadéquats. Le camp a été déclaré impropre à l’habitation humaine par les autorités judiciaires et va être fermé. Les autorités municipales n’ont jusque-là pas proposé de solution de relogement satisfaisante aux familles roms.
Environ 300 Roms, parmi lesquels des enfants, vivant actuellement dans le camp de Masseria del Pozzo, dans la municipalité de Giugliano à Naples, dans le sud de l’Italie, risquent d’être déplacés vers des logements totalement inadéquats le 23 juin. Le camp rom construit par la municipalité de Giugliano en 2013 sera fermé conformément à une décision de justice. Les autorités judiciaires ont ordonné la saisie du terrain en octobre 2015, car il est situé à proximité d’une décharge de déchets industriels toxiques et est considéré comme potentiellement dangereux pour la santé et la sécurité des habitants et impropre à l’habitation humaine.

En raison de la décision de justice imposant la saisie du terrain, la municipalité de Giugliano doit relocaliser les habitants de toute urgence. La municipalité a annoncé qu’elle prévoyait de relocaliser les familles roms dans un nouveau camp qui sera construit dans les mois à venir grâce à des financements provenant des autorités régionales et nationales.

Le 13 juin, la municipalité de Giugliano a annoncé aux habitants roms qu’en attendant la construction du nouveau camp et à titre de solution provisoire, ils seraient relocalisés hors du camp de Masseria del Pozzo le 23 juin. La solution provisoire proposée par les autorités consiste à relocaliser les habitants sur un terrain au milieu de champs et loin de la ville voisine. Le terrain n’est actuellement équipé d’aucune structure d’hébergement, ne permet pas l’accès aux services essentiels tels que l’eau et est mal desservi par les transports. Les autorités ont indiqué aux habitants qu’ils seraient autorisés à emmener leurs caravanes et que des toilettes chimiques et une citerne d’eau seraient installées sur le terrain. Ces installations sont loin de répondre aux critères de logement adéquat prévus par les normes internationales en matière de droits humains. Amnesty International craint également que les personnes ne possédant pas de caravane se retrouvent sans abri.

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