Écrire Des journalistes en détention privés des visites de leur famille

Les journalistes yéménites détenus arbitrairement par les forces houthies ont été soumis à des interrogatoires au mois de mai et sont depuis lors privés de visites régulières de leur famille. Ils sont actuellement détenus dans la capitale, Sanaa, et risquent de subir des actes de torture et d’autres mauvais traitements.

Selon les informations communiquées à Amnesty International, les journalistes yéménites Abdelkhaleq Amran, Hisham Tarmoom, Tawfiq al Mansouri, Hareth Hamid, Hasan Annab, Akram al Walidi, Haytham al Shihab, Hisham al Yousefi et Essam Balgheeth ont été soumis à des interrogatoires au Bureau de la sécurité politique à Sanaa. Depuis lors, les neuf journalistes sont arbitrairement privés de contacts réguliers avec leur famille, ce qui les expose au risque d’être torturés et soumis à d’autres formes de mauvais traitements. Salah al Qaedi, un autre journaliste, détenu arbitrairement depuis août 2015, est également privé de visites régulières.

Ces 10 journalistes souffrent de divers problèmes médicaux, notamment de douleurs au niveau de l’estomac et du côlon, de troubles auditifs, d’hémorroïdes, ainsi que de maux de tête dûs à des problèmes de vision, pour lesquels ils n’ont pas reçu de soins médicaux adaptés.

En novembre 2016, des personnes détenues au Bureau de la sécurité politique dans des cellules situées à proximité de celle d’Abdelkhaleq Amran l’ont entendu crier pendant qu’on le torturait, d’après sa famille. De mai à septembre 2016, Abdelkhaleq Amran a été détenu à l’isolement et, pendant cette période, les 10 journalistes ont tous été détenus au secret.

En septembre 2016, les familles des 10 journalistes ont été autorisées à leur rendre visite pour la première fois depuis leur disparition forcée, en mai 2016, après qu’ils eurent été transférés du centre de détention provisoire d’al Habra, situé à Sanaa, au Bureau de la sécurité politique, sans que leurs proches en aient été informés.

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