Écrire Des membres de l’opposition détenus risquent de subir des mauvais traitements

Les forces de sécurité éthiopiennes ont arrêté Aweke Tezera, Blen Mesfin, Eyasped Tesfaye, Aweke Tezera et Tena Yitayew parce que ces personnes ont exercé leur droit à la liberté d’expression en critiquant le gouvernement. L’état d’urgence a été décrété en Éthiopie après une semaine de manifestations dans la région d’Oromia.
Le 9 octobre, les forces de sécurité éthiopiennes ont arrêté plusieurs membres du parti d’opposition Semayawi (« Bleu »). La police a arrêté Aweke Tezera à son domicile le 9 octobre et l’a emmené au poste de police du district de Kirkos. Abebe Akalu, quant à lui, a été arrêté le 10 octobre sur son lieu de travail, à Addis-Abeba. Il est toujours détenu au poste de police de Lege-Tafo. Ne la voyant pas rentrer, des proches de Blen Mesfin se sont rendus au poste de police de Lazarist, dans le district de Gulele, le 11 octobre. Aweke Tezera, Blen Mesfin et Abebe Akalu ont été inculpés d’« incitation à la violence » pour avoir critiqué publiquement le gouvernement.
Eyasped Tesfaye a été arrêté à son bureau le 11 octobre et emmené au poste de police d’Amichae, dans le district de Bole. La police ne l’a pas encore déféré à un tribunal. Tena Yitayew a été arrêté le 13 octobre et emmené dans le quartier d’Amichae. Il n’a pas été inculpé.
Le 9 octobre 2016, l’état d’urgence a été décrété après une semaine de manifestations dans plusieurs villes des régions Amhara et d’Oromia. Au moins 55 personnes sont mortes dans une bousculade qui s’est produite lors de la fête d’Irrecha à Bishoftu (région d’Oromia) et les manifestants estimaient que ces décès étaient imputables aux forces de sécurité. Pendant cette semaine de colère à l’égard des forces de sécurité, des manifestants ont incendié des commerces, des véhicules et des biens immobiliers dans toute la région d’Oromia.
Amnesty International est convaincue que l’arrestation de membres du parti Semayawi est liée au fait que ceux-ci ont critiqué publiquement les autorités éthiopiennes, compte tenu de la situation politique actuelle. Ces arrestations vont à l’encontre des obligations internationales et régionales de l’Éthiopie en matière de droits humains, y compris le droit à la liberté d’expression. Par ailleurs, Amnesty International craint que les membres du parti Semayawi qui sont en détention ne soient victimes d’actes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements.

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