Écrire Des militants de l’opposition détenus arbitrairement

Trois militants de l’opposition sont maintenus en détention prolongée sans inculpation depuis qu’ils ont été arrêtés à Khartoum entre janvier et février 2017 par le Service national de la sûreté et du renseignement (NISS). Ils ont été interpellés parce qu’ils avaient soutenu les manifestations de novembre 2016 contre les mesures d’austérité économique. Ils risquent de subir des actes de torture et d’autres formes de mauvais traitements.

Le NISS a arrêté Mohamed Hassan El Bushi, un membre du Parti Baas soudanais, le 10 février à Khartoum, Amin Saad, responsable des relations avec les médias du Parti unioniste démocratique et socialiste (PUDS), le 25 janvier, après qu’il a participé à une réunion organisée à Khartoum par les Forces du consensus national (FCN), une coalition de partis politiques d’opposition, et Motaz Al Ajail, membre du Parti communiste soudanais (PCS), le 9 janvier sur son lieu de travail, à Khartoum. Ces trois militants de l’opposition sont détenus sans inculpation à la prison de Kober, à Khartoum.

Leur détention est liée au soutien public qu’ils ont exprimé à l’égard des grèves nationales des 27, 28 et 29 novembre 2016 et de la manifestation du 19 décembre 2016 dont l’objectif était de protester contre la hausse des prix du carburant, de l’électricité, des transports, des denrées alimentaires et des frais médicaux, ainsi que contre les mesures d’austérité prises par le gouvernement.

Mohamed Hassan El Bushi (34 ans) a été arrêté à plusieurs reprises au cours des dernières années et le NISS a effectué des descentes à son domicile. En novembre et décembre 2016, il a utilisé son compte Facebook pour diffuser en direct une séquence vidéo dans laquelle il encourageait les Soudanais à soutenir la grève nationale. Sa mère lui a rendu visite à la prison de Kober le 25 mars et a indiqué qu’il s’était plaint d’un mal de dos mais n’avait pas encore reçu de soins. Amin Saad (55 ans), père de cinq enfants, est responsable des opérations aériennes à Khartoum et milite de longue date dans l’opposition. Sa famille lui a rendu visite à plusieurs reprises depuis son arrestation. Motaz Al Ajail, un artiste, s’est vu saisir son ordinateur et deux imprimantes sur son lieu de travail au moment de son arrestation. Sa famille lui a rendu visite à la prison de Kober il y a une semaine et l’a trouvé en très mauvaise santé.

Amnesty International considère les trois personnes mentionnées comme des prisonniers d’opinion, détenus uniquement pour avoir exercé de manière pacifique leurs droits aux libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique.

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