Écrire Des militants des droits des autochtones attaqués et menacés

Aura Lolita Chávez, défenseure renommée des droits des autochtones au Guatemala et leader indigène, ainsi que des membres de son organisation, le Conseil des peuples K’iche (CPK), ont été menacés et attaqués par des hommes armés non identifiés. Craignant pour leur vie, ils se cachent. Les autorités guatémaltèques doivent prendre des mesures pour les protéger.
Dans l’après-midi du 7 juin, le Conseil des peuples K’iche (CPK) et sa dirigeante et figure ancestrale Aura Lolita Chávez, ont stoppé un camion chargé de bois entre Chichicastenango et Los Encantos, dans le département du K’iche, dans le nord du Guatemala, afin de vérifier l’origine et la légalité de ce chargement. Le CPK revendique le droit d’effectuer ces vérifications dans le cadre du droit de propriété et de contrôle des ressources naturelles sur leurs terres ancestrales (droit inscrit dans la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones). Selon le CPK, le camion ne disposait pas de permis d’abattage. Le CPK l’a donc escorté jusqu’à Santa Cruz del Quiché (capitale du département), en vue de le remettre aux autorités gouvernementales. Des représentants du bureau du médiateur les ont accompagnés, ainsi que des représentants de la police nationale, qui sont ensuite repartis. Le CPK a déclaré à Amnesty International que dès leur départ, au moins 10 hommes armés non identifiés sont arrivés à bord d’un pick-up, armés de longs fusils. Ils ont menacé Aura Lolita Chávez et plusieurs défenseures des droits humains du CPK, les menaçant de sévices sexuels. Les femmes se sont enfuies, mais les hommes armés les ont poursuivies tout en tirant en l’air. Elles ont finalement réussi à s’échapper.
Depuis cet événement, des rumeurs circulent à Santa Cruz, selon lesquelles le groupe d’hommes armés recherche Aura Lolita Chávez. Craignant pour sa sécurité, elle se cache. Elle bénéficie de mesures de précaution accordées en 2005 par la Commission interaméricaine des droits de l’homme et un policier l’accompagne en permanence. L’ONG Unité de protection des défenseur-e-s des droits humains au Guatemala (UDEFEGUA) a averti les autorités de ces attaques dans la nuit du 7 juin, mais elles doivent encore mettre en œuvre des mesures de protection renforcées afin de garantir l’intégrité d’Aura Lolita Chávez et des membres du CPK.

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